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Message  Pierre (Dieu) le Mer 4 Déc - 17:06

Kara avait préparé son sac, non sans crainte de la noirceur, derrière, qui planait. Trois jours dehors au froid dans la neige, où ils devront sûrement camper. Comme ils allaient grimper, elle prit la peine de préparer un kit de premier secours, sait-on jamais. Elle avait placé les batteries pour les lampes torches, au centre du sac, avec des couvertures afin de les garder au chaud.
La nourriture était elle dans les sections qui resterait plus au frais, et l'eau dans des sections plus chaude... Une bâche, de la cordes et voilà, ils pouvaient partir. Elle se rendit devant le bureau d'Aurélien y déposa le sac et attendit.
Il en sortit après avoir laissé quelques notes pour faciliter sa tâche à la chef intérimaire. Ses vêtements de voyage lui donnaient une allure très différente de celle qu'il avait d'habitude. Il portait un vieux manteau long, en laine noire, enfin, qui avait dû être noire quelques 80 ans plus tôt. La couleur actuelle tirait davantage vers le gris foncé passé et miteux. Il avait aussi sur la tête un bonnet de la même couleur. Une couleur qui hurlait : "Scavenger". Discret, efficace, camo en environnement urbain.

Kara pencha la tête, pas du tout habitueéede le voir habillé comme ça. Puis elle sourit. Elle n'avait pas de vêtement différents, juste un peu plus de laine, sur le dos pour avoir de la chaleur tout ça couvert d'un manteau...
« Eh bien c'est pas tout les jours qu'ot te voit comme ça.
- Pas depuis quinze ans, non. Mais il fut une époque où c'est à ça que je ressemblais." Il avait aussi un sac en bandoulière et, passée sur l'autre épaule, la sangle d'une carabine.

La vue de la carabine lui fit froncer les sourcils, et prendre un respire... Elle replaça son arme. Et chercha la petite des yeux.
« Depuis le temps que je ne suis pas sortie de ce terrain, ça fait peur un peu d'aller sur la route.
- C'est pas le coin le plus dangereux, si ça peut te rassurer. On va même carrément à l'opposée. Le pire qui puisse nous arriver, c'est de croiser mon père..."

« Oulà, ton père... » Elle lui tira la langue. « Je suis pas sure qu'on soit rendus à une étape aussi sérieuse. 
- C'est ça, rigole!" Il lui donna une petite tape sur le bras. "Prie plutôt pour ne jamais rencontrer ce connard. Ray! Amène toi! On a de la route à faire!"

Elle éclata de rire... Son regard se fit plus attendri lorsqu'elle chercha à trouver Ray.
« Tu as bien raison, sur cettte enfant, elle me fait fondre...
- Et encore, tu l'aurais vue, toute petite, avec ses petits cheveux qui frisaient!"
Aurélie arriva, en provenance de la grange où elle devait avoir fait des adieux déchirants à sa grande copine. Ses vêtements étaient un compromis entre ses fourrures crasseuses habituelles et la volonté de Tiger de la voir habillée proprement. "Me v'là!" Dit-elle, partagée entre l'excitation du voyage et la déception de ne pas rester.

Kara regarda 2-3 fois la petite surprise de la voir quand même ''bien'' habillée.
« Je suis sure que tu pourras revenir sous peu.
- Y'a intérêt, sinon, j'me sauve encore!" Dit la petite avec un grand sourire, tout en ajustant son lance-pierre et le couteau à sa ceinture.
"Beh oui, ne te gènes, pas, vu que c'est moi qui vais me faire engueuler!" Lui répondit son parrain, du ton de celui que ça ne gêne pas vraiment. Puis il ouvrit la marche, se dirigeant vers l'extérieur.

Kara suivit d'un pas décidé Aurélien, tout en continuant...
« Ray, tu te souviens ce que je t'ai dit... Je crois pas que s'enfuir soit une solution qui te permette de revenir plus souvent. En fait j'ai plus peur que cela tourne mal et de plus pouvoir te voir courir ici. Ça serait dommage ça met de la vie.
- Oh, t'inquiète pas! Je vais le faire que si je suis OBLIGÉE!"
Ils avaient passé les arbres, atteint ce qui avait été une route de campagne, maintenant un mince ruban d'asphalte mangée aux mites, recouverte d'une petite couche de neige qui brillait au soleil du matin.
Kara observa longuement les alentours , si jamais quelque chose arrivait elle voulait pouvoir revenir sans soucis.
« Souhaitons que tu ne le sois pas, tu es plus débrouillarde que moi, alors je m'inquièterai pas trop. Eh bien je vous suis vous deux, je connais pas le chemin. »
Aurélien pointa l'horizon, dans la direction que suivaient les restes de la route. "Tout droit! On en a un moment à marcher en ligne droite." Il ne ventait pas, il ne faisait pas vraiment froid. Il enleva son bonnet et le mit dans sa poche. Il ne s'était même pas gominé les cheveux. Avec la barbe, il se ressemblait à peine.

Elle regarda Aurélien, une fois... deux fois...
« Wait,wait... tes cheveux , sont libre... »
Oui bon c'était pas nécessairement la bonne manière de dire ou de tourner la phrase mais elle était surprise.
Ray rigola en entendant la remarque et s'approcha de Kara pour un High-Five.

« Mais qu'est-ce que vous avez toutes avec mes cheveux? Sans rien dedans, ils font leur job de cheveux, ils me tiennent chaud. Bon..."

Elle répondit au High-five avec plaisir et rigola.
« Oui, mais on n'a pas l'habitude de les voir dégommés c'est tout, personnellement ça me dérange pas trop. Ça enlève rien à ton charme tsé... Ça en ajoute même... »
Elle fit un clin d'oeil à Ray.
La petite étouffa un éclat de rire.

"Au printemps, je vais me raser la barbe, je vais peut-être bien me raser la tête aussi. On va bien voir ce que vous direz, tiens!"

Alors là elle fit un effort pour ne pas éclater de rire et en voyant Ray, elle n'y arriva pas...
« Faut pas le prendre comme ça, et de toute manière si tu les rases ils seront dégommé quand même. »
Il leva la main. "Stop! Halte au feu! On arrête sur le sujet de mes cheveux. Tout de suite!
- Rholala, on peut plus rigoler...


Ils progressaient sur la route, de temps en temps, ils dépassaient une ferme en ruine, une grange effondrée, une carcasse de maison. Dans la neige, de vieux tracteurs rouillaient paisiblement.
Elle nota le tracteur, sûrement qu'il avait déjà été fouillé et vidé de ses entrailles, mais il serait toujours bien de le spécifier si ils cherchaient des morceaux à un moment donné.
Kara trouva un peu le chemin long après un bon bout de temps, tout en marchant elle se pencha et amassa de la neige pour en faire une boule. Après un petit moment elle la lança vers Ray, tout en gardant un air innocent.
La petite lui lança un regard indiquant que le défi avait été accepté. Elle ramassa elle-même une poignée de neige et la lança avec une grande adresse. Aurélien, qui ouvrait la marche, ne semblait pas conscient de ce qui se passait en arrière.

Elle tenta d'éviter la boule de neige mais n'y arriva pas et la reçue sur son torse. Elle essaya de rire en silence, pour ne pas trop que cela paraisse, et lui lança encore une boule...

Inévitablement, après quelques échanges de projectiles, Ray envoya une boule de neige directement sur la nuque de son parrain. Celui-ci se figea. "Selon l'angle de tir... Je dirais... Aurélie Guil... Euh, Caron! Agression caractérisée sur le Dux Bellorum!" Ray, l'air peu impressionnée, lança un regard en biais à Kara et lui chuchota : "Ça veut dire chef de guerre." Aurélien se retourna. "C'est un acte de félonie, ça!"

Elle mit sa main devant sa bouche faussement outrée, dans l'autre main il y avait bien une boule de neige tout prête à être lancé... Elle regarda les deux un après l'autre se demandant bien qui elle viserait...
Solidarité féminine...
Elle la lança vers Aurélien, mais comme il était plus loin que la petite elle ne frôla que le bras.
"Ah ouais, d'accord! C'est carrément la révolte!" Il ramassa de la neige, en fit une boule et les regarda toutes les deux, l'air de se demander qui allait y avoir droit.

Kara se lança au sol, près de Ray, pour faire plein de boules...
« Ray, tu est notre meilleur espoir de survie dans cette guerre. »
Ray se jetta aussi au sol, poussant la neige pour former un rempart devant Kara et elle. Quelques instants plus tard, elles essuyaient un feu nourri et il était clair que leur position était intenable. Ray se redressa alors en hurlant "Cry Havoc!" et tomba dramatiquement en se tenant la poitrine qu'un projectile avait atteint. "Désolée... Erf-Erf... Enterrez-moi... Erf-Erf... Avec mes bottes aux pieds!" Croassa-t'elle dans une imitation passable de l'agonie héroïque.

- NOOOOOOOOOO.... Ray.....NOOO... Honte à toi vilain ennemi... »
Elle se jeta à ses pieds, faisant semblant de la réanimer, puis se mit à chatouiller comme elle pouvait au travers des vêtements d'hivers ce qui n'était pas tout à fait gagné.
"J'ai pas honte! J'suis un autocrate!" Lança ledit ennemi. Ray se tortillait pour échapper aux chatouilles, elle finit par se relever et jaillir hors de leur abri dérisoire. Elle riait tellement qu'elle avait du mal à reprendre son souffle.

Elle se leva tout en riant, et secouait la neige sur elle, puis aida Ray à faire pareille... Elle regarda d'un air amusé Aurélien...
« Toi tu as pas besoin d'aide tu es autocrate, ça coule de source que tu y arrivera tout seul. »
Il s'épousseta les manches d'un air faussement suffisant. "Vous êtes pas sortables!" Il sortit ses cigarettes et s'en alluma une. "La première qui me bousille ma clope avec une boule de neige va passer un mauvais quart d'heure."

La tentation était forte, mais il y avait des limites à ne pas franchir et la destruction d'un objet de dépendance n'étais pas vraiment une chose à faire.
« On fait un pause diner? Depuis le petit moment qu'on marche il doit bien être l'heure? Je voudrais pas ramener Ray affamé et qu'on dise qu'on l'a pas nourrit.
- Ouais! J'ai faim!" Renchérit la petite.
"Moi, ça me va, d'autant qu'on ne va pas tarder à quitter la route, au moins, ici, on voit ce qui se passe."

Elle déposa son sac à côté et sortie de la nourriture et de l'eau.
« Eh bien souhaitons ne pas avoir d'ennuis le temps de manger. »
Juste avant de manger, sans elle se mit à marmonner la tête baissée.
De façon surprenante, ou pas, les deux autres avaient fait exactement la même chose.
Une fois leurs dévotions terminées, Aurélien lui avait lancé un regard oblique. "Ah ben coudonc!" Dit-il à voix basse. Un petit moment awkward où elle se rendit compte que sa petite habitude perdue était revenue et que les deux autres faisaient la même chose.
Elle releva la tête un peu gênée et préféra manger avec appétit ce qu'elle avait sorti... Sans trop savoir pourquoi elle regardait nerveusement autour.
Comme à son habitude, Aurélien mangeait peu, ce qui n'était pas le cas de sa filleule. Il avait posé une main sur l'épaule de Kara. "Pas de panique. Si nous quittons la route, c'est que j'ai un petit groupe de squatteurs un peu plus loin. Pas des méchants, mais ce n'est juste pas le moment d'aller les voir. Je compte les fédérer et en faire ma prochaine colonie. Mais pour l'instant, je leur fiche la paix, je vois ce qu'ils valent."

Elle était semi rassurée, mais c'était pas encore ça.
« Tu nous as observé comme ça nous aussi avant que Catherine et les autres nous ramènent?
- J'ai eu des rapports de la milice, oui. Vous n'étiez pas non plus spécialement discrets.
- Non, en effet, surtout quand on met le feu partout et on fait tout sauter, ça pas tendance à la discrétion. J'aimerais être une souris pour savoir ce qui a été dit sur notre compte. On a du se faire traiter souvent d'idiots... Du coup au final on était pas assez bon pour créer une colonie alors on est chez toi sinon on serait tous mort. »
Le ton était semi-sérieux.
« Tu crois qu'on vous a pistés depuis Beauharnois? Eh, c'est pas chez moi, par là! Non, j'ai commencé à entendre parler de vous quand vous êtes arrivés à Saint-Rémi, à peu près. Si vous vous étiez installés-là, vous vous seriez retrouvés fédérés en moins de deux, mais vous avez continué à avancer. Vous avez manqué toutes les colonies. Saint-Jacques, Napierville, Iberville et vous vous êtes retrouvés de l'autre côté de la rivière. Je crois que c'est là que Catherine vous a ramassés.
- On a quand même manqué toutes les colonies, faut le faire quand même. Les ''experts''. Mais ce moment est flou dans ma tête, en fait je crois que j'ai perdue un peu avec le choc et le coup sur la tête... »

Il se leva puis lui tendit la main pour l'aider à faire de même. "Ah, tu as pris un coup sur la tête... Ça explique des tas de choses..." Dit-il avec un petit sourire.

Elle prit volontiers la mains pour se relever...
« Hey... non mais... »
Elle lui donna un tout petit coup sur l'épaule en fait normalement elle l'aurait embrassé, d'ailleurs ses yeux et son corps devaient le signaler. Mais vu la petite elle se retint un peu...


"En route, mauvaise troupe!" Dit-il à l'adresse de Ray qui lui fit une parodie de salut militaire avant de se lever et de se mettre en marche. Il avait passé un bras autour des épaules de Kara. "Bah, t'en fais pas, j'en ai eu aussi, des coups sur la tête et puis je suis quand même encore à peu près rationnel..."

Elle ne résista pas à la tentation de passer son bras autour de sa taille. Rajouta sur son ton amusée.
« À peu près oui... »
Ils avaient progressé un moment sur un terrain caillouteux mais à peu près égal. Ray avait l'air de trouver que l'itinéraire ne représentait pas un défi suffisamment intéressant. Elle déviait sans cesse de la trajectoire pour monter sur la moindre butte, sauter le moindre fossé.

Elle regardait la petite, elle n'avais pas l'habitude de se promener avec des enfants et avait soudainement un peu peur de ce qui pourrait résulter si celle-ci venait à tomber. En même temps les enfants ça avait besoin de bouger. Elle ne put se retenir.
« Fait attention à toi, je voudrais pas devoir ramener les pièces détaché.
- T'inquiète paaaaaaas!" Lui cria Ray, de loin.
"Je sais, elle est à décourager tous les adultes responsables. Elle ne va rien se faire. Elle connaît le coin comme sa poche." Dit Aurélien en haussant les épaules.

« D'accord, d'Accord, je fais de mon mieux, pour pas m'inquiéter... »
Elle se répètait tout bas : Je suis pas inquiète...je suis pas inquiète...je suis pas inquiète...  Elle regardait du coin de l'oeil quand même...
« Il en reste encore long à marcher pour se rendre chez elle?
- Non, on est presque arrivés." En effet, alors qu'ils avançaient, des signes d'activité humaine commençaient à être visibles. Des arbres fruitiers entretenus, des ponts de planche par dessus les fossés, une odeur de feu de bois. Ils en trouvèrent vite l'origine en voyant, au loin, deux hommes brûlant des sarments de vigne taillée. Ils passèrent devant une pâture. Deux chevaux les regardaient d'un air indifférent.
Alors là les chevaux ça l’impressionnait elle en avait jamais vu, enfin dans les livres d'image de son enfance, mais c'est tout.
« Ils ont des chevaux... Je croyais pas que c'était si grand et gros en vrai... » Ses yeux étaient grand ouvert. « Ils réussissent à les garder en vie malgré les attaques c'est vraiment bien.
- Des attaques, ici, il n'y en a pas tant que ça. Les raiders sont plutôt au sud ou de l'autre côté de la rivière. Pour le reste, ils ont un poste de milice. Un des premiers, en fait, donc, bien organisé. Je m'étais dit qu'un jour, j'aurais une unité de cavalerie. Pour réagir plus vite en cas de problème. Mais pour l'instant, je n'ai ni les bêtes, ni les miliciens qu'il faut. C'est qu'il faut savoir tenir sur ces machins-là..." Ils passèrent devant un groupe de gamins qui s'amusaient à faire des glissades sur le sol gelé. Ray courut les rejoindre et se lança apparemment dans un récit épique de sa semaine. Il y avait quelques maisons sur le bord de la route. Sur le seuil, des villageois les regardaient d'un air un peu soupçonneux.

« C'est vrai que cela serait bien qu'ils arrivent rapidement quand ils sont demander. On revient au problème des miliciens. » Elle regarda Ray, qui courrait vers ses amis. « Eh bien, elle semble quand même relativement bien, de revenir. »
Elle ne le dit pas mais cela lui faisait un pincement au cœur, c'est qu'elle s'était habitués à entendre la tempête dans le campement.
« Hum, c'est moi ou tes colonies ne semble pas trop de reconnaître?
- On ne peut pas les blâmer! Tu m'as bien regardé?" Répondit-il en riant.

On pouvait voir qu'elle se retenait fortement de parler de ses cheveux, de sa barbe et de ses vêtements... En fait elle appliquait à la lettre, le ''tourne ta langue 7 fois avant de parler.'' Tout ça en se mordant les lèvres.
« Tu as un endroit ou loger dans chaque colonie?
- Je m'arrange toujours, oui..." Il vit bien qu'elle hésitait à dire quelque chose. "Quoi?
- Bien je comprend qui te reconnaissent pas en fait, tu as pas les cheveux gommé, t'es avec une barbe charmante mais piquante et hum... tu es pas habillé richement... »
Elle lui fit un clin d'oeil.
"Et je n'ai pas ma canne. Bref, aucun signe apparent du pouvoir. Et que se passe t'il? Je ne suis personne. Étonnant, non?" Ils arrivèrent devant une petite ferme. "C'est là. Bon, ça va être... Bref...
- Je retiens la leçon l'image est importante pour le respect. » Elle regarda la ferme, lui fit un signe d'approbation tout en le suivant.
« Eh oui, on peut bien se moquer de mon look habituel, mais ça a été calculé! C'est pas évident d'en imposer avec ma carrure, alors j'ai fait comme j'ai pu!
- Oui, je comprend faut se faire respecter, faut que les gens en nous voyant sache qui on est et que la rumeur ou la réalité fasse du bouche à oreille afin que cela reste dans un certain ordre établi. C'est d'ailleurs pourquoi tu m'as déjà dit de ne jamais hésiter à tuer un milicien ou une personne sur le Jet qui n'a plus aucun contrôle de ses facultés cognitives. Surtout si c'est celle du raisonnement qui s'est écroulée.
- Ne frapper que pour tuer et ne tuer que de sang froid. Encore un truc qu'il faudra que j'écrive dans mes mémoires... Oh, tiens, voilà Johanne..." Il avait levé les yeux au ciel sur la dernière phrase, dite avec un clair manque d'enthousiasme. En effet, une femme à l'air revêche avançait vers eux, traînant derrière elle un petit garçon d'à peu près trois ans, cramponné à ses jupes.
Elle passa son regard de la dame au petit garçon, sans rien dire elle observait seulement la situation.
Elle murmura seulement, voyant la manière d'approcher : « On en aura pas de facile...
- Bof, elle va juste nous faire son show... Elle a toujours été un peu... Drama Queen." Souffla t'il avant qu'elle ne les rejoigne.
Après un bref signe de tête à Kara, elle démarra les hostilités. "Eh ben! Tu t'arranges pas, toi! Un peu plus et je te prenais pour Rosenthal! Tu m'as ramené ma fille, au moins?" C'est ce moment que choisit Aurélie pour arriver devant sa mère, effectuant un parfait dérapage contrôlé dans la neige. "Salut, M'man!" Aurélien se contenta de désigner la petite en haussant les épaules.

Kara saluat de la tête. Rosenthal... Il les avait les descriptions sur son habillement aujourd'hui le pauvre. Elle regarda le dérapage contrôlé, et leva la mains pour lui faire un ''give me five''.

Ray se fit un plaisir de taper dans la main de Kara. D'autant que cela semblait un peu choquer sa mère.

"Bon, Aurélie. Tu dis au revoir et tu rentres." Dit celle-ci d'un ton autoritaire.

D'un geste amusé elle fit à Aurélie un salut militaire. Elle voyait bien que la mère semblait un peu sévère mais elle allait quand même pas faire un plat sur ça.
« Au revoir compatriote des boules de neiges. »
La gamine lui fit un petit sourire habilement dissimulé sous le déguisement de la petite fille la plus sage du monde. "Bye, Kara! Bye, Parrain!"
"Bye, ma grande." Lui répondit Aurélien. Et Aurélie rentra chez elle. Ils eurent droit à un "Au revoir" sec de la part de la mère avant que celle-ci ne se retourne et ne reparte vers la maison, manquant de faire valser le petit, toujours accroché après elle et qui avait eu un moment d'inattention.

La scène était d'une froideur, la femme ne s'attendait pas du tout à une réponse c'était assez clair. Elle regarda Aurélien...
« Ça du être une joyeuse fête après le baptême...
-En fait, c'était pas si pire. Disons qu'elle ne s'arrange pas avec l'âge..." Il amorça un demi-tour pour retourner vers la route, l'air vaguement déprimé.

« Mais non, c'est qu'avec l'âge elle a peur que son sourire lui fende le visage en deux. T'inquiète pas Aurélien, on s'arrangera bien pour la revoir bientôt la petite. Faut bien qu'elle continue quelques études.
- Il y en a que la quête de la respectabilité rend vraiment insupportables. Enfin..." Il avait tourné à gauche au bout du chemin. C'était pas mal la fin du village. Devant eux, le Mont Saint Grégoire semblait indifférent à toute activité humaine.

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Re: Links zwo drei vier

Message  Angela Honey Badger le Mer 4 Déc - 21:27

-Flashback-

Angie avait rapidement emballé le présent qu'elle voulais offrir à Ray avant qu'elle ne parte.

-Tiend, avait-elle dit déposant dans ses main ce qui semblait être une petite buche de bois emballé dans un foulard, retenu par une corde. C'est pour toi.

Ray avait reçu solenellement le paquet. "C'est quoi? Demanda-t'elle en le soupesant.

-C'est pour toi.

Elle donna un coup de tête pour incité la petite à l'ouvrir. En prenant tout son temps, pour bien faire durer le moment, Ray ouvrit son cadeau. Soulevant parfois juste un petit coin du foulard pour essayer de deviner.

"C'est une arme?" Demanda la petite, impressionnée.

-Un peu, c'est pour lancé des fléchettes avec des somnifères dedans, elle tendit la main. J'te montre?
-Ouais!" Ses yeux étincelaient. Oui, décidément, les adultes du Camp de se foutaient pas d'elle!

La grande se mit à ouvrir, retourner pointer et charger le truc en expliquant:

-Ok, bon premièrement ta 6 charges, les deux la sont vides, parce que je les est utiliser contre smith qui tirais sur tiger et l'autre sur une des filles qui heeee allait pas bien. Tu tourne ici, pour que celles qui sont remplie sortent là. Si je met celle la ici, qui est vide, et que je referme, c'est elle qui va sortir quand je vais souffler dedans.

Elle souffla dans le tube et visant une des chaises recouverte de tissus.

-Voila.

Elle laissa la petite lui ramener l'aiguille.

-Tu peu la remettre dedans et viser avec le viseur ici, mais j'ai essayer et c'est mieux à l'oeil. Aussi, tu peu barré l'arme, comme ça… ou mieux, la plier en trois, pour la ranger dans une poche.

Elle lui mit dans sa poche.

"Merci!" De toute évidence, elle aurait voulu dire des tas et des tas d'autres choses, mais n'y arrivait pas. Elle se contentait de regarder Angela avec un sourire immense et l'air de se demander si elle était en train de rêver.

Angie mis un genoux par terre.

-Bon, y'a deux petit bmol par contre.

Ray l'écoutait, la tête un peu penchée sur le côté, avec le plus grand sérieux.

Angie leva un doit.

-Petit un: C'est pas un jouet. Je sais qu'tes grande, mais tire pas sur des animaux avec ça, anyway, si tu les mange après tu va te sentir bizard… et j'veux pas qu'on te retrouve évanouie morte quelque part dans l'froid. … Si et juste SI tu est obliger de t'en servir shoot pour te défendre. ...On s'comprend bien?
-Ok!
-…Ta que quatre shots, anyway, et j'aimerais mieux savoir que tu t'en est pas servit.

Elle leva un deuxième doit.

-Petit deux: It stay between you and me. Ta mère, ton père, tes frères et soeurs serons pas au courant. Pas avant un long moment en tout cas. C'est bon?
-Voir que je vais leur parler de ça! Eh, j'veux pouvoir revenir ici, moi!
-Oui, tu reste fine fine fine, même si ils sont énervant, comme on à dit.
-Vui, Dit-elle bravement.
-Parfait.../ /...Aller, va r'joindre ton parrain.

Ray avait hésité une minute puis s'était jetée dans les bras d'Angela. La plus grande l'avait soulever de terre et lui avait rendu son étreinte en marchant jusqu'à la porte.

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Re: Links zwo drei vier

Message  Divine Providence le Ven 6 Déc - 0:13

L'action se déroule en fin de mâtiné, le jour même du départ de Big Daddy avec Kara et la petite Aurélie.

(Écrit en collaboration avec Véronique Marchand, Nicolas Grenier et Pierre Delattre)


Tiger venait tout juste de laver et étendre les draps du lit de Big Daddy à sécher. Elle avait un air préoccupé en se dirigeant vers le puits de Marc. Il était clair en voyant sa démarche qu'elle avait plus d'une chose en tête... On pouvait entendre Marc qui tirais sur la corde.


  • Oh hissse!
  • Hey, Hello grand loup ! (Tiger s'appuya sur le coin du bâtiment dans un pose lascive.) Je me demandait, pour avoir pas mal d'eau, de quoi remplir une baignoire, 3 fois, tu me chargerais quoi?
  • Ouf, trois baignoire? En combien de temps, le même jour?
  • Non, en fait la même baignoire 3 fois... En deux jours. Bon, mettons 2 fois... Aujourd'hui et demain en fin d'après-midi...
  • Si je te dis 50 caps, est ce que tu penses que j'exagère?
  • Tu préfère les caps à mes services ? Ou ceux d'une ou deux autres filles ?
  • Si j'ai des caps, je vais pouvoir leur payer des services qu'ils pourraient me rendre. Mais je pense surtout aux repas
  • Comme tu veux mon grand ! Donc c'est 50 Caps total ou par baignoire ?
  • Un hiver à 12 caps par jour, je me demande encore comment je vais survivre a ca. Non, non 50 pour les deux baignoires ?
  • En fait je trouve ça cheap... Je vais t'en donner 75. Qu'on vienne pas dire que Tiger est cheap !
  • J'ai jamais dit çà! Mais j'ai de la misère entre le service à la communauté, le travail qui vaut son prix.
  • Ben là... C'est presque pour un luxe. Vois-tu il y a dans la chambre à Big D. une petite baignoire, j'ai lavé les draps dedans, et je vais inviter les filles à laver les leurs tantôt... Mais ce pm je voudrais prendre un bain chaud. Ensuite les filles qui le veulent pourront elles-aussi y aller. Et demain je voudrais que de l'eau fraiche soit dans la baignoire pour que lorsque qu'il reviendra, il trouve sa place impeccable !
  • Donc un bain pour lui, c'est bon. et merci pour la différence. Je vais m'y mettre après le sceau pour le bouillon du diner. En fait, j'ai plus de temps en hiver, mais y fait pas encore froid, dans un mois, çà va être dur.

La porte extérieur du bureau c'était ouvert et une petite blonde la rebarrait rapidement à clef avant de se mettre à courir pour rejoindre le groupe, plus particulièrement Tiger.


  • Dis Marc, je sais que les filles te tourne pas mal autour... T'as pas vue.. Marie ?
  • Hey Tiger!, fit la petite en levant joyeusement la main. J'te che...
  • Pourquoi tu dis toujours çà? Demanda Marc en même temps. Hum boujour Angie.

La pute tourna la tête d'un côté et de l'autre rapidement, surprise par la "foule"

  • Hey! répondit Angela au puisatier.
  • Salut Angela. Heu Marc, de quoi tu parle ? La « cheffe » de la marque semblait un peu confuse soudainement.
  • Les filles me tourne autour... J'ai parlé à Natasha c'est tout! Marie, je ne suis pas sûr c'est laquelle.
  • Marie, heu grand yeux dépressif, visage bovin, obèse...
  • Marie, çà me dit vraiment rien.
Tout en parlant Tiger faisait des geste avec ses mains pour décrire la fille en personne, puis soudain elle se figeat.

  • Quoi t'as parlé juste avec Natasha ? Wow, les filles en tout cas elles parlent de toi !
  • Les filles doivent parler en regardant par la fenêtre! Répliqua-t-il.
  • Hum oui... Elles le font en effet... Heu Angela, tu l'as vue Marie ?
Elle fit signe non de la tête, en toute honnêteté, secouant ses boucles blondes.

  • TABARN... OS... Cal... Marie ! S'écria la pute.
  • C'est quoi le problème? dit Marc en ragardant autour de lui.
  • Ça fait une semaine qu'elle est censée être rentrée ! Lui répondit Tiger en enlevant son masque.
  • Est partie ou?, s'enquit tout de suite Honey.
  • Il y a une fille qui manque?
  • Oui. Elle commençait sur la route de l'ouest et elle est pas encore rentrée !
  • Tu veux tu que j'demande a Francisse d'aller voir?, fit la plus jeune
  • T'es malade ! Franciss va lui foutre encore plus la trouille !
  • Pourquoi elle aurait peur? s'enquit Marc
  • Mais tu la cherche ou tu la cherche pas?, demanda Angela confuse. Est partie par peur ?
  • Est-ce que Francis est-si épeurate?
  • Non, elle a changé de route par peur parce que sa famille désapprouvait son métier... Et Franciss. Ben Franciss juste non, Marie est encore plus émotive que toutes les filles ici réunies !
  • Ok, mais ça ne change rien au problème qu'elle est en retard, et que c'est pas Francis le danger. Si elle a changé de route, comment on peut savoir où elle peut être? Les walkie talkies
  • La milice ! Les miliciens connaissent la route que les filles empruntent.
  • C'est bon, j'vais leur d'mander, dit la petite en levant les paumes au ciel et se redirigeant vers le bureaux.
La pute lui emboîta le pas sans hésiter... Marc les regarda partir en ce disant qu'il ne pouvait pas grand chose en attendant. Après tout il avait une centaine de litres à puiser, lui.
Angela déverrouilla la porte et la laissa ouverte pour Tiger. Elle ne s'assied même pas avant de débrancher le caque d'écoute et appuyer sur le bouton qui permettait les communications. Tiger resta dans la porte sans entrer pendant que la jeune femme lanca sur le ton d'un pilote d'avion d'avant guerre:

  • Bon matin ici Angie. Sergent Berthier, lieutenant Larouche, Potts? ?
  • Sergeeeeent!
  • Oui, Rocheleau?
  • Radio.
  • Ben gardez pas le doigt dessus, Rocheleau, on a l'air de quoi? Ahem. Sergent Berthier. Je vous reçois, euh, 4,5/5. A vous.
  • Ya, hem, Ya Tiger qui veux savoir si vous auriez pas vus marie; Une des filles, avec le grain de beauté sur le coté nez, des petit yeux fondant qui font pitié et qui est aussi festive qu'une goule gastrique, est un peu toutoune, à pas de coup… ch'feux chatin, à la un tatouage de licorne sur la cheville bref, est aller sur la route de l'ouest … Supposé être la depuis une semaine. À vous.
  • Roger. Euh, C'est qu'on est à l'Est, nous...
  • C'est qui d'abord sur la route de l'ouest ? Demanda la pute de la porte.

  • Je sais, mais elle n'est pas rentré, alors je fais un apel à tous. Elle se tourna vers Tiger.
  • Larouche, mais y répond pas, pi pots non plus.
Des écouteurs on pu entendre une voix de femme précédé d'un bruit de friture.

  • Grgzwwww! Lieutenant Larouche, poste de Napierville. A vous!
  • Vous m'avez bien reçu Lieutenant?
  • Ben non, elle joue avec la radio, marmonna Tiger de sa porte
  • Identifiez-vous, s'il vous plait. Demanda la voix de la lieutenant.


Angela la trouvais bien drôle, la blague de Tiger. Aussi, elle ne pouvais pas croire qu'Aurélien n'avait pas glisser un mot à ses miliciens.

  • Jesus. Elle appuya sur le bouton. C'est Moi, Angela. M'avez vous reçu, lieutenant?
Il y eut comme un conciliabule à l'autre bout de la fréquence. A base de "gngngn intérimaire" "blblbl ben voyons donc!" suivi de quelque chose d'un peu plus franc et clair.

  • Vous avez besoin de quelque chose au Camp?
  • Dis-lui juste que Marie la vache manque à l'appel et faisait la route de l'ouest. Lança Tiger, toujours de la porte

Il n'y avait plus du tout d'humour dans la voix d'Angela:

  • Marie. Marie la vache. Une des filles de Tiger, est supposé être ici depuis une semaine. l'avez vous vue? Une grosse pas d'coups ak un bouton sul nez, un cul aussi joyeux que sa face et un tatto de licorne sur la cheville.
Avant de finir sèchement:

  • À vous.
  • Entendu. Si on la trouve, on vous l'envoie?
Angela regarde Tiger l'aire de dire: tes tu aussi peu satisfaite que moi? Le visage de Tiger vira à la panique.

  • Shit J'vais aller les rejoindre...
  • Tu veux qu'on la cherche un peu? hey, wo tiger
Comme elle avait retiré son masque plus tôt on pouvait facilement voir que la matronne avait des larmes aux yeux.

  • Elle est sous ma responsabilité, je vais aller faire la route de l'ouest, dis à la lieutenant de s'attendre à me voir passer dans le coin !
Marc entra dans le bâtiment avec une cruche d'eau dans les bras. Pendant qu'Angela envoya ses bras devant elle.

  • Tu veux pas que je leur demande de la chercher à place?
  • Euh, qu'est ce qui a Tiger, tu veux partir sur la Route de L'ouest? Demanda Marc.
  • Oui pendant que la milice cherche aussi Marie... J'peux pas rester ici prendre un bain quand il me manque une fille !
  • Tu as aussi peu de chance de la trouver, et c'est dangereux d'y aller en ce moment! Lui dit l'homme au sceau d'eau. Laisse la milice te donner des points de repaires.
Marc mit sa cruche sur le comptoir de la cuisine. Angela appuya sur le bouton.

  • Je suis à vous dans instant Lieutenant.
Angela se lève, ferme la porte et dépose délicatement ses main sur Tiger et l'incite à s'assoir. Mais il est impossible la faire bouger bouger, elle refuse d'entrer dans le bureau de Big Daddy.

  • Tou, dou! tou dou Marc s'aprochait avec un son apaisant.
  • Tiger, tiger, tige… R'garde, y'a toute les autres filles ici qui on besoin de toi, tu peux pas partir comme ça.../ /...Ma mandater la lieutenant d'la trouver, Marie… ses gens connaissent la route de l'ouest pi le monde…
  • Elle s'en fout ! C'est juste une pute... Gémi la matrone.
  • Yeah right! Elle travaille pour Big Daddy, la lieutenant, elle sait bien ce qui va se passer si elle ne fait rien pour une de ses chéries, qu'en même! Laissa entendre Marc.
Cette phrase eu l'effet d,un coup de fouet sur la matronne de La Marque qui se redressa brusquement et se tourna d,un bloc vers Angie.

  • Son itinéraire, réquisitionna Angela, ou le nom ou la location de ses clients, tu doit savoir ça, non?
  • FUCK ! Son itinéraire c'est la route de l'ouest ! Tu vas prendre ce putain micro et dire à cette SALOPE de lieutenant qu'elle DOIT mettre TOUTE son équipe à l'affut ! Et que si d'ici 24h j'ai pas nouvelle de Marie, c'est à Big D ET à moi qu'elle va avoir affaire...
  • C'est bien, continue de crier, dit la blonde pour elle même en se tournant pour appuyer sur le bouton. Lieutenant Larouche? Elle demanda à Tiger : Ta pas aucun autre détail? Aucun nom de clients ou de locations?
  • Je vous reçois... Angela...
Marc s'approcha du bureau pour se mettre en arrière de Tiger. Tout le corps de la femme tatouée tremblait, mais il était difficile de dire si c'était de panique ou de colère. Elle marmonnait tout bas.

  • TIGER!
  • Quoi... Big D, lui il aurait déjà mis toute la milice en recherche. Fuck ! J'peux pas te dire plus que ça, la milice la connait la putain de route. Les miliciens les connaissent les routes, ils ont les même que les putes !
Marc voulu mettre ses mains sur les épaules de Tiger pour la réconforter, mais elles étaient tellement frettes! Il se frotta les mains sur son ventre.

  • Oui c'est ça. Merci D'ENFIN m'répondre, Tiger, fit la petite en retenant sa rage.
Du tac au tac elle changea pour un ton calme et posé qui fini par devenir hautement sarcastique:

  • Lieutenant j'aimerais pas juste que vous me la renvoyer si vous tomber d'su. J'veux qu'vous me la retrouviez au plus criss. À vous.
Marc finit par mettre ses mains doucement sur les épaules de Tiger.

  • Inquiètes toi, pas. Angie va les convaincre de le faire.
Sentant les mains sur ses épaules Tiger se retourna brusque pour carrément se blottir contre lui, le front dans son cou...

  • Mais combien de fois je dois dire la route de l'ouest ! La Route de l'ouest ! Ça peut pas être plus clair !
  • Shit s'tai pas sa ma question Tiger, elle roula les yeux. Chui pas Big daddy merde, je le sais tu moi c'est qui qu'elle va voir, pourquoi quand et ou. Ya juste toi pi lui qui savez ses choses la.
Dans les écouteurs on peut entendre :

  • Euh, Marie, c'est bien ça? Demande confirmation, à vous. (le ton a viré carrément plus... collaborateur)
En même temps Tiger réplique :

  • Mais tu veux pas comprendre... elles ont pas d'agenda les filles, elles ont une route pis elles ramassent les clients qu'elles peuvent ! Pis la milice prend note de leur position quand elle les croise...
  • Bon... Ç'est çà... Laissa entendre Marc.

  • Ma t'en faire ''j'veux pas comprendre'' je l'sais même pas ses affaire la! Anyway nice to know you care so much you only need to be bitchy about that! Ça aide, souffla angie. Elle appuya sur le bouton.
Marc disait çà, mais il était qu'en même déstabilisé d'avoir Tiger blottie sur lui. Il se prépara à relâcher Tiger...


  • Hey... Blondinette, fais ta job pis gère la milice ! Après on se parlera...
Les mains de Tiger s'était crispées sur les épaules de Marc et elle avait parler les dents serrées... Le couteau de Marc lui rentrait dans les côtes tellement Tiger était collée



  • Hey Tabarnak, Marie la vache. Comme j'té dit t'alleurs : la. grosse. avec un grain d'beauté sul nez, c'feux châtains, tatoo de licorne, face de pas d'coup avec l'air de vouloir se pendre. Puis, sans dire le « a vous » final, elle lâche le bouton. Puis en direction de Tiger : Oui tiger, va faire ta job de brunette toi si, tiger.

  • Grwzgz! Roger. Je mets un détachement sur son cas. Jwlwzgzt!


Seul Marc put entendre de que souffla Tiger tellement elle parla bas et les dents serrées.

  • J'vais la tuer cette incompétente avant qu'elle nous tue tous, même pas capable d'assumer son ignorance...

  • Viens Tiger. Je vais te préparer l'eau et tu pourras commencer à organiser le lavage.

Un frisson interminable qui se termina par un tremblement complet du corps parcouru l'échine de la pute... Elle pris une profonde inspiration, puis une seconde, puis une troisième. Tout ce temps elle laissa ses mains sur les épaule du fermier et son corps contre le sien. Finalement elle se dégagea un peu.


  • J'aimerais être informée dès qu'il y a des nouvelles. Et que les autre miliciens gardent l'oeil ouvert sans nécessairement se mettre activement à sa recherche. Si sa famille est venue la prendre, elle pourrait être n'importe où.
  • Ils ressemblent à quoi, sa famille?
  • Des gros tarés...
  • J'imagine qui sont dans l'est, la gang à Berthier peuvent-ils aller voir chez eux? dit-il en regardant Angie.

  • T'étais déjà la première prévenue si y'avait de quoi, Tiger, dit la petite plus calmement, voyons.


Angie appuya sur le bouton.

  • Sergent Berthier?
  • Ici Berthier. A vous!
  • Stu possible de garder un oeil ouvert même si on la perdu dans l'ouest?
  • Affirmatif!
  • Parfait.
  • Euh, autre chose? A vous!
  • Good! s'exclama marc de son côté.

  • Sinon Tiger, pour quoi tu t'décide de m'dire ça la, et de-
- Elle appuya sur le bouton. -


  • Non. Non non, non merci.
- Puis elle le relâcha le bouton.-

  • Pour quoi tu décide de peter les nerf LA LA, tu viens de te rendre compte LA LA qu'elle est pas la depuis une semaine?

Le visage de Tiger était de marbre lorsqu'elle se détacha de Marc.

  • Ho non... Bien sur que non, J'attends toujours le pire moment... C'est vrai juste pour faire chier le monde...
  • La prochaine fois set ton horloge au sixième jour d'absence pi r'fait la scène au 'proprio' y va p-t claqué des doit pi t'la r'trouver, lui.

Tiger était de marbre... La mâchoire serrée, les poings fermés... Elle n'appréciait pas du tout le ton que cette gamine prenait en lui parlant. Mais c'est sur un ton dangereusement doux qu'elle répondit... 

  • Mais oui... Je vais changer la façon dont fonctionne la Marque depuis des années pour t’accommoder... Ça me fera plaisir... autres chose avec ça ?

Marc fit un pas en arrière, se frotta les clavicules endolories et pensa à puiser de l'eau, mais il attendit un peu avant de partir.

  • Lache moi ''la façon dont la marque marche pour m'accommoder'' criss de cruche, j'te parle de toi qui viens d'allumer qu'une fille a disparut. Attend, ma te le reformuler vue que tu joue a conne: C'était tu trop toff le dire a daddy AVANT qui parte au lieux de me dire que chu pas lui?
  • Tu le sais bien qu'elle ne s'en ai pas rendu compte avant... Tenta d'intervenir Marc.
  • Ho, parce que tu pense que ça a quoi que ce soit à voir avec toi ?
  • Mais tu la blâmes, pareil. Ajouta Marc en direction de Tiger.
  • Hien? ok, ok oui… OUIIII Tiger, keep on skipin' subject. Soupira la jeune blonde.

Elle balaya le vent devant elle, signe qu'elle en avait assez. Tiger eu un petit sourire crispé.   Lorsqu'elle répondit sa ton de voix était encore doucereux, presque tendre et détonnait complètement avec son non-verbale corporel.

  • C'est ça chérie...  Je change de sujet...   Comme tu veux, tout ce que tu veux...

Angela se contenta de regarder Marc et Tiger un a la suite de l'autre. Fuck, comment elle s'était retrouver dans une situation ou elle n'avait le contrôle de rien et ou elle n'avait pas sa place, encore?  Marc regarda simplement Angela, leva les sourcis, et se recula pour aller dehors en remettant ses gants pour puiser sceau sur sceau.


  • Alors je vais aller compter mes putes moi... Et ensuite m'assurer qu'elles se lavent bien derrière les oreilles...

Une fois Tiger sortie, la petite regarda longtemps le vide avant de se laisser glisser entre la porte et le mur, par terre.


Dernière édition par Divine Providence le Ven 6 Déc - 19:17, édité 2 fois

Divine Providence

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Re: Links zwo drei vier

Message  Pierre (Dieu) le Ven 6 Déc - 12:01

Kara observa la chose vers laquelle ils se dirigeaient, elle prit un long respire, se demandant bien ce qui lui avait passé par la tête de proposer ça. Cela lui apprendrait peut-être des choses sur elle-même qui sait. Elle observa un petit moment Big Daddy, lui donna un baiser puis dit simplement: « Allons-y...
- Ça me dit trop rien de monter dans le noir et à mon avis, à toi non plus. On va établir un camp de base pour commencer. »


Un long frisson parcourut son échine juste de penser à la noirceur...
« Non, j'ai pas du tout envie de tester l'escalade de nuit... En fait, j'ai pas envie de tester la nuit tout court, mais je sens que c'est quelque chose que je dois faire pour m'améliorer.
- Allez..." Il avait passé un bras autour de ses épaules et avait commencé à marcher. "Je sais où on va camper, c'est pas mal sécuritaire. Et toi qui voulais faire un pèlerinage, tu vas pas être déçue...
- Déçue? Nan, je crois pas que c'est la longueur du chemin qui compte. Juste ce que nous y apprenons... »
Elle se dit qu'elle était parfois trop sage pour son bien. Elle passa son bras autour de sa taille pour marcher.
Ils avaient rapidement quitté la Colonie. Devant eux, les restes d'un village d'avant-guerre, enfin, ce qui n'avait pas encore été débroussaillé et réhabilité. Aurélien semblait savoir parfaitement où il allait, malgré le jour qui déclinait déjà. Elle observait la noirceur qui venait et plus celle-ci approchait plus il pouvait sentir la mains de Kara vouloir s'incruster dans sa peau.


« C'est quoi ça? » Elle pointa le reste du village, n'étant pas sure que c'était bien ce qu'elle croyait vu tout la broussaille...
"Ça? C'était Mont-Saint-Grégoire, le village. On en a réhabilité une partie, mais il reste encore tout ça. On est presque arrivés à destination." Ils avaient longé une vieille station-service. Une arbre poussait entre les pompes. Au bout d'un petit sentier bordé d'épais buissons, se tenait une maison, encore debout.


Kara avait froid aux oreilles, la fraîcheur de la fin de journée arrivant, elle remonta son foulard sur ses oreilles et sa capuche sur sa tête.
« On va pouvoir faire un feu? »
Puis elle vit la maison et trouva un peu étrange de la voir ainsi débroussaillée, en fait elle jurait un peu avec la ville qu'ils venaient de passer et la station service...
« C'est là? » Elle désigna la maison.
"Ouais, c'est là. C'était la maison de mon professeur." Il ouvrit la porte et lui fit signe d'entrer.

Elle hésita à lui poser la question mais le fit quand même : « Il est encore en vie?
- Non. Il était déjà âgé quand j'étais petit. Il avait connu l'avant-guerre. Il aurait bien cent ans, maintenant!"
L'endroit était un peu étrange. Une maison, oui, soit, comme tous ceux qui avaient un peu parcouru le pays en avaient déjà vu. Mais au beau milieu de ce qui devait avoir été un salon, un rond de feu, avec des tiges métalliques pour y accrocher un chaudron. Ou y faire cuire une bestiole à la broche. Le plafond de l'étage avait été soigneusement découpé ainsi que le toit, pour faire une sorte de grande cheminée conique au dessus de l'installation.
Kara observa un moment, puis regarda Aurélien... Puis le feu...Puis Aurélien...
« C'était là quand tu étais plus jeune? Lui non plus n'aimait pas sortir? Le feu comme ça à l'intérieur pour faire cuire les choses au milieu de la maison..Ça doit avoir ses avantages... »
Elle déposa son sac un peu non nonchalamment, comme une personne bien heureuse de pouvoir enfin le déposer. Puis s'étira un instant.
"Oui, c'était là! C'était mon boulot de lui ramener du bois. Il a modifié la maison pour qu'elle ressemble un peu à celle qu'il avait là où il est né." Il souriait, d'un air un peu nostalgique. Il posa aussi son sac et commença à bâtir un feu à partir de vieux restes de chaises.

Elle sortie les couvertures pour installer un endroit ou dormir.
« Je vais aller voir s'il resterait pas un vieux matelas ou quelques chose d'utile. Qui sait un livre, de la nourriture... Quoi que quelque chose me dit que tout à du être vidé déjà.
- Attends, tu vas voir comment on fait quand on vit sur la route!" Dit-il avec un engouement hilare. Il avait ouvert un placard qui se révéla rempli de vieux journaux. Il en fit des piles égales pour former un grand rectangle surélevé. Ensuite, il commença à donner des coups de pieds dans les tas de feuille mortes qui s'étaient accumulées ça et là. Si rien n'en sortait, il les ramassait et les mettait sur les journaux. "On met une bâche là dessus, une couverture sur la bâche et ça fait un matelas autrement mieux que les cochonneries moisies qu'on risque de trouver!"

Elle pencha la tête de côté en le regardant faire... Puis l'aida à placer les feuilles, la bâche et les couvertures.
« Je vais pas te laisser tout faire quand même. Je crois que nous aurons, un lit confortable. »
Puis elle prit un journal et lit une BD à haute voix.
Pendant ce temps, il avait allumé le feu. Tout en fredonnant une chanson aux paroles étranges. "Mbongo ekobenga mbongo"

Elle le regarda étrangement un moment...
« Heu, ça veut dire quoi ça?
- L'argent appelle l'argent. Quand je te dis que mon professeur m'a beaucoup influencé!" Il avait le sourire le plus épanoui qu'elle aie jamais vu sur son visage.

Elle sourit de le voir ainsi...
« L'argent appelle l'argent? Et que devient le principe du travail pour marchander il compte comme de l'argent aussi?
- Ah, ça, c'est arrivé après, mais pour débuter, pour se faire respecter, pour imposer ses idées, il faut d'abord jouer le jeu, devenir riche. »

Il avait enlevé son manteau et s'était accroupi près du feu, les coudes sur les genoux. Même cette pose était inhabituelle, chez lui.
Elle l'observa longuement faire, se demandant ce qui se passait. Elle avait confiance en lui et c'est là qu'il agissait étrangement qu'elle se demandait si tout allait vraiment bien...Elle essaya d'éteindre la petite cloche qui sonnait en elle. Sûrement qu'il était juste bien de ne pas avoir de responsabilité pour le moment. Ne reste que c'était étrange...
« On devient riche, on se fait des ennemies qui veulent piquer notre richesse... Donc faut se battre sans pitié pour l'image qu'on donne et la sécurité que cela peut apporter. » Ça n'en avait pas l'air mais elle apprenait en même temps. « C'est un peu loin, de ce que je faisais, qui était je garde jamais plus de 20 caps sur moi et j'utilise l'échange pour le marchandage. Être nécessaire à certaines personnes aide souvent plus à la survie puisqu'ils veulent te garder en vie... Que de donner des caps qui sont facilement volable dans les poches.
- Ça, c'est sûr. C'est pour ça qu'il faut savoir faire quelque chose, être utile, de façon évidente, pour la communauté. Moi, j'ai jamais été bon dans quelque chose de particulier, alors il a fallu que j'improvise. Mais tous ceux qui passent par le Camp, je m'arrange pour qu'ils trouvent un métier ou s'améliorent dans le leur. Des gens compétents, qualifiés, c'est inestimable.

-Tu comptes monter une communauté dans le Camps?
- A terme, oui, si tout le monde ne se barre pas, comme d'habitude...

- Je ne sais pas pour les autres, mais moi j'ai pas l'intention de me barrer, peu importe ce qui arrive. J'aime bien faire du laboratoire tranquille et comme c'est du Camps, que les communauté que tu crée partent, ils faut bien qu'il y aie un genre de base centrale où le fonctionnement est continuel. Je ne crois pas non plus que ceux qui ont prit la peine de faire une serre pendant des heures ou encore ceux installés à la Marque, aient dans l'idée de quitter. À moins que tu fasses une communauté de prostituées, ou les gens se déplace vers elles au lieu du contraire.
- Oh, La Marque, c'était un peu un hasard, en fait... Ou le destin, je sais pas... En tout cas, c'est ce qui m'a permis d'avoir les moyens de faire le reste... »

Elle sorti de la nourriture et fit un sourire. Ils continuèrent à bavarder tout en mangeant.
« Un hasard qui à commencé avec le moment ou Tiger est arrivée ou avant?
- Avant. Bien avant. Un jour, je vais te raconter comment et pourquoi je suis devenu pimp. Tu verras, c'est rocambolesque... Mais, on a beau être en pélerinage, ça va faire, les souvenirs d'ancien combattant! »

Le commentaire la fit rire.


« Si tu n'as plus envie de me parler de ça, j'ai aucun souci. Je cherchais juste à faire la conversation. »
Lui dit-elle avec un clin d'oeil.
Dehors, la nuit était tombée, pour de bon. Contrairement au Camp où il y avait toujours des bruits, des voix, des engueulades, l'endroit était parfaitement silencieux. Le feu faisait son possible pour éloigner les ténèbres et émettre de petits crépitements rassurants.
« C'est bien aimable de ta part de faire la causette aux vieux! » Dit-il en souriant.
Elle reprit sont air amusée et taquin...
« Bien, les VIEUX on toujours quelques chose d'intéressant et d'utile à raconter, c'est comme ça que j'ai appris mon métier et c'est comme ça aussi que j'ai appris à lire... Puis certains vieux ont un charme irrésistible... Enfin pour moi...
- Ah, c'est sûr, le petit vieux riche, c'est un grand classique! »

Elle éclata franchement de rire, se tourna vers lui et l'embrassa. Puis elle prit son courage à deux mains pour dire un truc qu'elle n'avait jamais dit à un homme mais qu'elle ressentait le besoin de dire. Elle lui murmura à l'oreille : « C'est que je l'aime mon vieux, il pourrait me dire demain matin, qu'il laisse tout tomber pour venir vivre ici que je le suivrais... »
Il avait eu un moment d'hésitation. Le souffle qui stoppe net. Et puis il avait parlé. A voix basse et sourde. "Et quel genre de monstre t'arracherait à ton labo, à tes patients, pour t'obliger à vivre avec des souvenirs? Jamais je ne te ferais une chose pareille."

Elle observa un moment le feu, puis réfléchit. Pourquoi serait-il un monstre?
« Il pourrait avoir des milliers de raisons. Mais tu as raison j’adore mon labo, je tiens à sauver mes patients...Je t'ai fait peur?
- Un peu." Concédât-il en accotant son épaule contre la sienne.

- C'était pas le but, je sais que tu ne veux pas quitter le camps non plus. Ça serait pas le temps je crois que nous ne sommes pas encore prêts à cela. J'ai peur que s'il t'arrivait quelque chose le Doc essaie de prendre le dessus sur le laboratoire et la médecine. »
Revoir Aurélien mort sur la table et la panique qui lui avait prit à ce moment même où elle avait compris qu'elle avait des sentiments réels... Elle fit son signe dans les airs pour effacer ce qu'elle venait de penser...
« Pour le moment tu es là et en vie c'est ce qui es important.
- Si tu veux mon avis, ça doit déjà être le cirque, au Camp. Mais qu'ils se débrouillent un peu. Pour une fois, je suis en dehors du Camp, et pas en "mission" pour l'intérêt général." Il tourna la tête vers elle et lui dit du ton de celui qui n'en revient pas : "Eh, je suis en congé!


- Eh oui, tu es en congé. Depuis quand tu avais pas pris une petite pause?

- Je crois bien que c'est la première pause de ma vie! »

Elle le regarda du coin de l’œil...
« Tu t'es jamais arrêté? Y a un commencement à tout. Tu peux bien être parfois à bout de souffle. »
Se plaçant derrière lui, elle lui fit un massage, dans le silence, afin de profiter un peu. Elle redoutait déjà le moment où le feu éclairera moins fort cette nuit...
Était-ce la réalisation du fait qu'il n'avait brusquement aucune responsabilité particulière, le massage ou les deux? Il s'était détendu. Il n'était pas, pour une fois, le paquet de nerfs habituel. Par jeu, il avait commencer à faire vibrer son palais mou, dans une imitation assez réussie d'un chat qui ronronne.

Kara ne put s'empêcher de sourire et de le serrer fort contre elle... Elle lui posa un baiser sur la tête...
« Parait que ça se mange du chat...?
Ah oui? Faut être affamé pour essayer de manger un carnivore. »

Il avait penché la tête en arrière et fait mine de mordre. Elle se recula en riant...



« Ah, bien je sais pas j'ai jamais mangé de chat, sinon j'étais pas au courant que c'en était... »
Elle se pencha dans son cou et fit mine de le mordre juste en appuyant ses dents... Il n'avait absolument pas bougé. La confiance incarnée.
« Une chance que je viens de manger un peu... Sinon j'aurais goûté juste pour voir et j'aurais eu tous les avantages... »

Il s'était retourné pour lui faire face et l'avait embrassée entre les deux yeux. "Les avantages de quoi?"

« De te mordre pour te goûter... Tu te serais pas défendu tout de suite.

- Ah oui? Ça mord, ces petites bestioles-là?" Avait-il demandé en se reculant un peu, dans une parodie d'attitude méfiante.

« Mais bien sur, mais bon là, c'est tranquille et ça pas faim pour mordre... » Elle lui posa la main sur la joue. Il avait tourné la tête pour embrasser chacun de ses doigts, tranquillement. Puis il avait passé sa main par dessus son épaule, pour lui caresser la nuque.

Elle pencha délicatement la tête sur son bras pour le caresser de sa joue... Ses yeux se posèrent un instant dans les siens. Sans parler elle montra tout son amour, sans aucun mot elle resta là quelques minutes avant d'approcher doucement, pour venir coller son front au sien.
Il l'avait laissée répéter le geste qu'il avait eu lui même quelques jours plus tôt. D'autres minutes passèrent avant qu'il ne lui souffle : "Are you aware that I have no idea of where we are headed to?

- I have no clue, either but it's worth it. Don't you think?

- Dunno. Moi, je n'ai rien à perdre, je suis déjà tellement... scrap... Mais toi? »

Elle utilisa un langage qu'elle ne prenait pas souvent :
« On a une seule vie, c'est déjà une vie de merde dans un monde de merde. Je pourrais bien mourir demain en montant la montagne, au moins je serai morte en ayant vécu un peu. Je n'aurais voulu le vivre avec personne d'autre que toi. C'est comme ça que je le ressens. Ça peut sembler étrange, enfantin, irréaliste. La réalité c'est que dans ce foutu bordel de monde... Je pourrais tout autant tomber sur un baratineur qui après quelques semaines à me convaincre, me vendrait au marché noir. »
A peine avait-elle fini de parler qu'il la serra doucement dans ses bras. "Eh, mais, au fond, tu es aussi scrap que moi!", lui glissa t'il à l'oreille.

« Je ne parle pas de ce que j'ai vécu, mais je le suis à quelque part, comme nous le sommes tous un peu. Je vivais dans un bunker ou les ordinateurs contrôlaient les plantations, la filtration de l'eau, de l'air, l'ouverture des portes. Le système s'est mis à défaillir, beaucoup de gens sont morts intoxiqués, nous avons du ouvrir les portes pour sortir. J'ai eu le droit de sortir que très tard, comme j'étais puisatière de famille, j'allais chercher de l'eau dans la journée et travaillait le soir en laboratoire... Puis un jour je suis revenue il y avait que quelque personne dehors, quelques cadavres... Des gens qui criaient... des amis. La personne que je devais marier... Mais je spécifie ici que c'est des mariages arrangés de naissance, je ne lui avait même jamais vraiment parlé encore.
Il y avait eu une fuite d'eau... Sûrement due à la crue... Le système à planté, quand nous avons enfin réussi à ouvrir tout ce que nous avons trouvé était des corps flottant dans certains endroits, gonflés par l'eau... »
Elle regardait le feu avec horreur, restant dans ses bras pour lui parler... En fait elle n'en avait jamais parlé à personne.
« Le peu de gens qui s'en sont sortis ont fini par mourir sous les différentes attaques, parfois mangés vivants. D'autre sont morts de maladie, n'ayant plus accès à tous les labos et autres. Ils sont tous morts...les uns après les autres comme des mouches sur le bord de fenêtre à la fin de l'été... Bref...Je sais même pas pourquoi je suis en vie...
- Peut-être que nous sommes encore là parce qu'on serait un peu hypocrites de vouloir rendre ce monde moins horrible si ce n'était pas pour vivre dedans...


- En effet, ça le serait, c'est ce qu'on appelle l'espoir. Cependant quand on a vu des horreurs, c'est pas toujours évident de comprendre.
Elle se recula un instant et revint lui dire à l'oreille: « Peu m'importe ce que les gens pensent, c'est avec toi que je veux marcher et avancer. C'est comme ça. On peut bien vouloir contrôler des choses, parfois on y peut juste rien. »

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Re: Links zwo drei vier

Message  Divine Providence le Ven 6 Déc - 21:45

De la chambre de Big Daddy on pouvait entendre les rires et les chants des putes qui travaillaient à laver le linge dans la vieille eau du bain avant que Marc ne remplisse à nouveau la baignoire.

  ...♪♫♪♫... Le hérisson, lui,...♪♫♪♫... ne se fait jamais mettre...♪♫♪♫...
  ...♪♫♪♫...la la la lla lala lalalall la la ...♪♫♪♫...
  ...♪♫♪♫... avec une girafe, ...♪♫♪♫... si tu montes sur un tabouret. ...♪♫♪♫... 
  ...♪♫♪♫...la la la lla lala lalalall la la ...♪♫♪♫...
  ...♪♫♪♫... Mais le hérisson, lui, ne se fait jamais mettre...♪♫♪♫...
  ...♪♫♪♫...la la la lla lala lalalall la la ...♪♫♪♫...
  ...♪♫♪♫... avec un escargot, si on ralentit le mouvement. ...♪♫♪♫... 
  ...♪♫♪♫...la la la lla lala lalalall la la ...♪♫♪♫...
  ...♪♫♪♫... Si vous êtes prêts à quelques cabrioles, ..♪♫♪♫... la loutre est envisageable...♪♫♪♫...
  ...♪♫♪♫... Mais le hérisson, lui, ne se fait jamais mettre...♪♫♪♫...

Le joyeux tintamarre était souvent entrecoupé d'éclats de rire et de bruit d'éclaboussures.  De toutes évidences, pour les filles le but n'était ni de chanter bien, ni même de chanter juste, mais de chanter FORT et de s'amuser.  On pouvait même entendre Tiger donner de la voix dans cette chorale du pauvre.


  • Heu les fille Come-on !  Faites au moins juste un effort pour ne pas éclabousser le matelas.  Le plancher et les murs on lavera !
  • Ho Tiger, this is so great  !  Je suis comme un petite fille again...  Laissa entendre Vanessa.
  • Et un bain !  On va pouvoir prendre un bain ce soir. S'extasia Ivy.
  • Oui, dans l'ordre qui a déjà été établie et pas plus de 15 minutes par duo. Tempéra Tiger.

Tiger de son côté rêvait bien plus d'une nuit complète.  D'un bon sommeil réparateur, sans Roméro pour lui donner des coup de pied ou Christine pour marmonner dans son sommeil.  En fait, si elle s'était écouter, elle aurait laisser tomber cette idée de bain pour les filles, histoire d'avoir l'espace pour elle toute seule plus rapidement.  Mais de les voir riantes et joyeuses lui fit un bien fou.

À l'extérieur on put voir Louise qui arrivait en courant.  Elle tenait dans ses mains un vieux cruchon de métal tout cabossé mais pas défoncé.


  • TIGER, cria-t-elle au travers la porte.  J'en ai trouvé un !

La Matronne sortie et regarda Louise avec un large sourire et se saisie de l'objet...


  • C'est Parfait !  Toi et Christine venez de vous gagner les premiers 15 minutes !

Divine Providence

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Re: Links zwo drei vier

Message  Pierre (Dieu) le Sam 7 Déc - 15:59

Kara comme tout les matins des derniers jours se réveillait en surveillant bien qu'Aurélien soit à ses côtés, s'il n'était pas là elle le cherchait du regard, cela avait l'effet immédiat de la calmer. Elle s'assit, le lit de journaux avaient été très confortable, cela l'avait même étonnée.
« Prêt pour la grosse journée? »
Il s'assit, bailla, s'étira et de la main, renvoya en arrière les cheveux qui lui tombaient dans la face. "Ouais! Et toi?"
Elle était très en forme ce matin, elle se sortit du lit directement...
« Oui, chef... tout à fait prête à grimper... »
Le campement avait été défait et rangé proprement en un clin d’œil. Il était encore très tôt, le jour était à peine levé. Sur le seuil de la porte, avant de partir, Aurélien mâchonnait un bout de viande séchée en regardant les environs d'un air pensif.

Elle l'observa sans rien dire, puis vint simplement lui poser une main sur l'épaule, pour montrer sa présence et son soutien. Elle se doutait que des souvenirs devaient se cacher dans ses pensées et reprendre le dessus un instant. Le but du déplacement était justement de réfléchir un peu. Elle lui fit un demi sourire et alla l'attendre dehors.

Le ciel était partiellement couvert, le soleil faisait une paresseuse apparition. De la Colonie montaient les bruits d'activité d'un village au matin. L'eau que l'on puise, les volailles qu'on nourrit, les voisins qui se saluent.

Pour rien dans le moment présent, elle leva ses yeux au ciel.
« Merci à vous tous... »
Elle se dit soudainement que le ciel devait être surpeuplé avec tous les morts... Puis sourit à cette idée matinalement idiote qui venait de lui passer par la tête.
Elle se mit à sauter sur place pour se réchauffer...
« Tu crois qu'y va neiger?
- Ça sent la neige, en effet. Mais ce ne serait pas si terrible, si il neige, ça sera moins froid. Bon. On y va? »

Elle répondit d'un sourire à la question puisqu'elle attendait déjà de partir. D'un signe de main elle lui montra qu'elle le suivait puis emboîta le pas...

Il s'engagea d'un pas ferme dans le sentier qui contournait la maison. Ils longèrent des arrières-boutiques, puis des des arrières-cours, abandonnées, envahies de végétation en sommeil, recouvertes d'une fine couche de neige gelée. Rapidement, les bâtiments s'espacèrent. Une grange branlante, les restes d'une ferme noirâtre, ravagée par un incendie, probablement des années, si ce n'est des décennies plus tôt. Et puis, devant eux, la montagne, toute proche.

Elle faisait les choses en silence cette fois, comme si elle avait épuisé ses mots. Elle avait l'habitude de travailler avec des microscopes sans parler. Elle aimait parler avec les gens, mais réfléchir aussi. Elle levait le regard sur tout ce qu'elle croisait, respectant le silence d'une certaine fatalité arrivée au cours du temps. Elle levait parfois le regard vers Aurélien. Sa tête bouillonnait de souvenir en même temps qu'ils marchaient. Elle avait permis à son cerveaux, la veille, de se souvenir sans relancer toutes les images dans un trou noir de son esprit.
Tout à coup, il s'arrêta et leva la main. En silence il lui désigna un point un peu plus loin. Il ne devait pas y avoir de danger parce qu'il souriait. Dans la direction qu'il lui avait montrée, un peu plus loin, entre les taillis, un renard se roulait dans la neige puis se secouait, l'air très content de lui, sans prêter la moindre attention aux deux humains. Elle s'arrêta comme demandé, puis se pencha afin d'observer plus facilement, la bête. C'est qu'il semblait rester dans se monde quelques petites chose agréables à regarder. Elle prit un profond respire et sourit, restant là jusqu'à ce qu'il lui dise qu'ils allaient repartir.
Ils observèrent le renard une bonne dizaine de minutes, jusqu'à ce que celui-ci décide qu'il avait affaire ailleurs. "Si on a de la chance, on va voir les lynx." Dit Aurélien en ramassant une branche dont il se mit à enlever l'écorce tout en marchant.

« Des lynx? C'est pas un peu dangereux? »
Elle l'observa un instant, il y avait ce fait étrange avec Aurélien qui était que certains de leurs comportements étaient semblables. Elle qui aimait enlever l'écorce de branche fût surprise de voir que lui aussi semblait avoir cette petite manie. Cependant, elle aimait le faire assise près d'un feu, en été... Son regard concentrée sur la branche elle s'accrocha à une racine, et rattrapa son équilibre avec un arbre.
"Wow! Ne te casse pas la gueule maintenant, ni plus tard. Ni jamais, tiens." Il lui tendit le bâton partiellement débarrassé de son écorce. "Voilà ton bâton de marche. Je pensais l'avoir un peu mieux nettoyé, le temps que tu en aies besoin!"

Elle rougit jusqu'au oreille...
« Heu... merci...Je vais arrêter de te regarder et regarder ou je met les pieds... Je crois que se sera plus utile. »
C'était à son tour d'avoir l'air embarrassé. Il sortit sa tuque de sa poche et se l’enfonça sur la tête avant de reprendre la marche. La pente s'accentuait, les choses sérieuses commençaient.

Elle sourit de le voir ainsi mettre sa tuque. Cette fois elle s'appuyait sur le bâton pour l'aider à monter la pente. Elle regardait ce qui l'entourait curieuse, elle qui n'avait jamais vraiment profiter pleinement d'être à l'extérieur, sentie une paix qui n'était pas commune. Suivant toujours les pas de BiG D.

Le sentier qu'ils suivaient n'était pas glissant, juste pierreux et inégal. Pas le pire des terrains pour commencer. Il serpentait entre les arbres et de gros rochers gris. Devant un des rochers, Aurélien s'arrêta et enleva sa tuque qu'il tint à deux mains devant lui. Dans la pierre, une main inexperte avait gravé : César Ngoma. Congo-Québec.

Elle posa son regard sur la pierre pour lire ce qu'il était écrit... Elle compris que ceci était une pierre tombale.
« C'est quelqu'un que tu connaissais? C'est quoi Congo?
- C'était lui, mon professeur. Le Congo, c'est le pays où il était né. Un endroit vraiment bizarre. Pas de neige!"
- Wow, un pays pas de neige, ça doit être quelque chose. Un été à l'année longue... Presque le rêve. »
Elle vint se placer à côté de lui sans rien ajouter et lui prendre la main.
« Il me disait que personne ne devait avoir bombardé le Congo. Que ce n'était pas un pays puissant, que tout le monde s'en fichait. Ils doivent bien rire, maintenant, les gens, là-bas, en pensant à nous!

- Oui, en effet, cela dépend encore des retombées radioactive, peut-être qu'ils ne sont pas si sauf que ça non plus.

- Bah, regarde, nous, on était presque en plein dedans et on ne s'en tire pas si mal! Enfin, je trouve...

- En tout cas, j'espère bien pour eux que tout va bien et qu'ils ont une meilleures façon de vivre que nous. Ça fera au moins ça de gagné pour l'humanité. » Elle sourit.
Il lui rendit son sourire. "Elle est pas si mauvaise, notre façon de vivre. Vraiment pas si mauvaise." Il poussa un léger soupir. "C'est vraiment dommage que tu ne l'aies pas connu. Vous vous seriez tellement bien entendus! Moi, j'étais son élève préféré, mais c'est aussi parce que j'étais le seul!

- Oh, non elle est pas si mauvaise elle pourrait être plein de machines qui explosent et se détraquent... Ça serait grave... J'aurais aimé le connaître aussi, vu tout ce que tu sais, j'aurais aimé qu'il m'apprenne. Sûrement n'avait-il pas la technique d'enfermer les enfants qui n'apprenait pas à la vitesse désiré dans un placard.

- Comment ça? C'était la technique d'éducation, là d'où tu viens?"

- Ça arrivait, parfois ... C'était une manière de discipliner... C'était pas juste lorsqu'il y avait trop d'erreur, mais aussi lorsqu'on riait en classe... »

Il secoua lentement la tête. "Ne le prends pas mal, mais au plus j'entends parler de la vie dans les bunkers, au plus je me dis que ça a plus fucké les gens que ça ne les a protégés."

« En classe c'est vite dit aussi... en laboratoire serait mieux approprié comme mot. C'est Mémé qui m'a appris à lire et à écrire. Cela peut sembler étrange, sachant ce que je suis... Mais dans le bunker, l'ordinateur faisait beaucoup pour nous. Et, oui, pour certains, je crois que ça nous a déconnectés de toute réalité et surtout pas préparés à ce qui nous attendait à la sortie. »
Il eut un petit sourire ironique. "Et des gens qui ne savent ni lire ni écrire, ce sont des gens qui ne peuvent que faire confiance à ce qu'on leur dit... Mon père était tellement furieux, quand il a su que je savais lire!


- Tu as raison, je ne pouvais que me fier à ce qu'on me disait. Heureusement encore que certaines choses n'ont pas le choix d'être la vérité... »
Elle blêmit quelques minutes à la pensée qu'on pouvait avoir omis de lui donner des informations ou bien transmis de mauvaises informations volontairement, connaissant certaines de ses réticences... Elle prit un respire et dit tout haut à la fin de sa pensée : « Nan... Y a des limites aux mensonges... Ils auraient pas menti sur la médecine, ça auraient nuit au bien commun... 
- Dans la mesure où tu n'as pas aggravé le cas de tes patients, j'imagine qu'ils ne se sont pas fichus de toi. On se remet en route?

- J'espère bien... Oui allons y sinon on va devoir dormir en haut. »

Ensuite, la montée se faisait plus difficile. Le sentier avait presque disparu et il fallait slalomer entre les rochers, marcher sur de grandes pierres plates, glissantes. L'exercice nécessitait de l'adresse et une attention constante. De temps en temps, Aurélien lui pointait du doigt un endroit où la montée était plus facile ou plus sécuritaire. En montant, elle se demandait pourquoi elle avait dit oui, et pourquoi elle avait eu cette idée de monter... En même temps elle savait qu'elle en gagnerait une fierté. Elle glissait sur certaine pierre enneiger mais pas de manière dangereuse. Ils avaient déjà bien progressé quand il s'était arrêté de nouveau, s'était adossé à un grand rocher et avait expiré longuement. Il leva la tête vers le ciel, il y avait de la frustration, dans le geste.

Cet arrêt soudain et se geste la pris par surprise, elle ne s'attendait pas à cela. Même si elle savait que les silences parfois menaient à de grandes réflexions. Elle le regarda sans trop s'approcher.
« Quelque chose ne va pas? »
Il eut un air un peu découragé. "Oui, moi. J'avais moins de misère à grimper avant et je marchais avec une canne!"

La tentation était trop forte, elle décida alors de lui poser la question.
« Pourquoi avais-tu une canne? »
Elle retourna la phrase dans sa tête, bien oui parfois elle mélangeait encore un peu...
« Pourquoi tu avais une canne? 
- Parce que mon père a appris que je savais lire. Fracture du bassin, fracture du fémur. Ça m'a pris des années avant de marcher normalement. J'ai gardé la canne, elle me rend encore service, parfois...

- Bon sang, il t'a jeté du haut de la montagne pour arriver à te briser comme ça? Sinon tu étais très jeune... Qu'est-ce que tu as appris en lisant qu'il voulait cacher tant que ça?

- J'avais treize ans. Et il m'a fait ça à coups de pieds. Bon, il m'avait tiré de mon lit, aussi et je dormais en haut. Une jolie chute. Et puis, je n'ai rien appris de spécial, c'était juste un prétexte. Encore qu'il ne s'est jamais trop cassé le cul à trouver des excuses pour me taper dessus.

- Ce qu'il peut être con ton père... Et ton frère il se faisait taper dessus?

- C'est plus que con, à ce niveau là. Mais il n'a jamais frappé mon frère. J'imagine que ça lui donnait bonne conscience, de ne pas taper sur le "tout croche". Il tapait juste sur le bon à rien. »

Elle fronçât les sourcils...
« Eh bien, il doit savoir que tu es pas si ''bon à rien'' que ça. »
Elle s'approcha de lui pour le serrer dans ses bras un peu.
« On va la grimper cette montagne, peu importe le temps que cela prendra, on se rendra en haut.
- Mon père et moi, c'est une cause perdue." Il se redressa. "Mais la montagne, pas encore. Tu as raison, on va se rendre en haut." C'est alors qu'il se mit à neiger.

Sans trop savoir pourquoi, la neige la fit éclater de rire...
« Y en aura pas de facile faut croire. »


Il se mit à rire aussi, ce qui était loin d'être gagné au vu de son humeur des minutes précédentes. "Il y a au moins une bonne nouvelle : Les lynx n'attaquent pas!

- C'est toujours ça de gagné... »
Elle regarda vers le ciel, revint poser un baiser a Aurélien et monta sur un endroit qui semblait donner une petite facilité.
Il la suivit. Rapidement, l'escalade devenait encore plus difficile. La neige tombait dru et la visibilité était presque nulle. La paroi à grimper n'était pas à pic, mais elle était glissante, gelée. Ils devaient fréquemment s'aider, s'indiquer les prises, aider l'autre à garder l'équilibre.

Elle prit appui sur une roche après un petit moment afin de reprendre son souffle.
« Tu crois qu'on pourra redescendre aujourd'hui? »
Il s'était arrêté à côté d'elle et lui avait mis la main sur l'épaule. "Je commence un peu à en douter. Mais on peut dormir là-haut, je l'ai fait des tas de fois."

I »l y a un moyen d'y faire du feu? »
L'idée de devoir passer la nuit ne la réjouissait pas nécessairement...
« Oui, on devrait pouvoir faire du feu. Et on devrait être relativement à l'abri. Si je retrouve la place. »


Elle soupira...
« Plus vite on sera en haut, mieux on pourra s'installer pour notre sécurité. » Elle lui fit un clin d’œil...Même si elle désespérait un peu de la situation. « On en a pour longtemps encore, chef?
- On devrait arriver dans pas long. Mais, sérieusement, est-ce que j'ai l'air d'être le chef de quoi que ce soit, là?" Demanda t'il en essayant d'enlever les flocons qui s'accrochaient dans sa barbe.

Elle éclata de rire...
« Oui, le chef du bonhomme hiver... » Elle avança prudemment pour venir l'aider à enlever un peu de neige... « J'arrête de t'appeler comme cela... Si tu me permets de t'appeler Aurélien sans que cela te fâche... D'ailleurs pourquoi tu aimes pas de faire appeler par ton nom?
- Je ne t'ai jamais empêchée de m'appeler par mon prénom. Mais bon, c'est vrai que je ne l'ai jamais beaucoup aimé. Mon père n'a jamais pensé qu'il aurait deux fils. Il n'avait qu'une idée de prénom. Catherine a décrété que ce nom là, il irait à mon frère, c'était une façon de le protéger. Moi, on m'a appelé Aurélien parce que ma mère s'appelait Aurélie. Tout ce que j'y ai gagné, ça a été de prendre sa job de punching-ball. Voilà...

- Non en effet tu ne m'as jamais empêcher de rien d'ailleurs... Cependant tu m'as déjà dit ne pas vouloir que je t'appelle comme cela au moins en public. D'ailleurs plusieurs personnes qui parlent de toi quand tu n'es pas là disent qu'il ne faut pas le dire cela te fâche...

- Ça doit être mon côté primitif, tu sais, le fait que savoir le nom de quelqu'un donne un pouvoir sur lui... Disons que je ne veux pas que n'importe qui m'appelle par mon prénom. Ça permet de garder une certaine distance. Je n'ai pas forcément envie que TOUS mes locataires s'adressent à moi comme si on avait gardé les cochons ensemble, tu comprends?

- Oui, je comprend. »
Elle commençait à avoir froid et grelotter un peu...
« On recommence à monter?


- Oui, on y va." Cette dernière partie de l'escalade fut la pire. Non seulement la pente était plus raide, mais la neige s'était mise à tomber plus fort. Le vent ne facilitait pas non plus les choses. A cette altitude, rien ne les en protégeait. Quand ils avaient atteint le sommet, ils étaient frigorifiés et à demi aveuglés.

Kara n'était pas habituée à tout cela, alors elle était épuisée, et tentait de se réchauffer comme elle le pouvait ce qui n'était pas très facile. Elle sautait sur place faisant attention de ne pas glisser... Elle tenait Aurélien en vue sans cesse, la dernière chose qu'elle voulait était de rester coincée seule. Elle avait envie de se reposer.

Il essayait de trouver quelque chose, un endroit, malgré la neige, malgré le vent. Il lui fallu quelques minutes avant de voir ce qu'il cherchait. Une sorte d'abri naturel, formé par de gros rochers adossés à la paroi. Des traces de suie indiquaient qu'on y avait déjà fait du feu. Des feuilles, des branchages, s'étaient accumulés dans le petit espace, grand comme deux des stalles du Camp.
Elle sortit la bâche, la tenant comme elle pouvait vu qu'elle avait froid. Elle observa l'intérieur un instant...
« Tu crois que la personne qui est venue ici est parti il y a longtemps? »
Il dégagea le sol, fit un tas avec les débris végétaux et sortit son briquet. "Je dirais... Vingt ans? A moins que Ray aie déjà découvert l'endroit...

- Quoi c'est les marques de ton feu? Qui sont restées là?

- Les marques de dizaines et de dizaines de feux. C'est la preuve qu'on est bien à l'abri. Pas d'infiltration. Nous sommes au sec et, espérons, bientôt, au chaud." Il devait avoir froid aux mains, car il avait du mal à actionner le briquet.

Elle voyait qu'il semblait peiner un peu, elle espérait en fait que le briquet ne soit pas défectueux toujours à briser dans les mauvais moment ces choses là! Elle se mit à placer l'endroit pour être un peu plus confortable le temps que tout cela se passe un peu...

"Yes!" Ce petit cri de victoire avait suivi l'ignition de ce qui avait intérêt à devenir un feu de camp correct. Il laissa les flammes prendre puis tria rapidement les branches, en gardant de côté pour alimenter le feu.

Son réflexe fût de mettre ses mains au dessus du feu, elle avait besoin de se réchauffer un peu.
« Tu crois qu'on va devoir aller chercher plus de bois?
- Probablement. Espérons que ça se sera un peu calmé d'ici-là." Il lui avait laissé de la place devant le feu. La fumée était acre et piquait les yeux, mais la chaleur dégagée valait la peine de la supporter.


« J'avoue avoir un peu peur de ce qui va arriver. Mais en même temps je suis ravie d'y être avec toi. Espérons aussi que cela se calme assez pour qu'on puisse voir ce que tu es venu voir d'ici. »
On pouvait voir qu'en fait cela la rendait quand même nerveuse de rester coincée là haut

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Re: Links zwo drei vier

Message  Divine Providence le Sam 7 Déc - 20:00

Pendant que certaines filles prenaient leur bain, les autres achevaient de sécher les linges dans la salle commune.  La méthode était efficace, pour chasser tout ce qui restait d'humidité dans un tissus, il fallait le chauffer.  Cela avait l'avantage en plus d'en retirer le moindre froissement.  N'ayant aucun fer à repasser sous la main, elles utilisaient une autre méthode.  La casserole donc, était remplie de charbons encore ardents et les filles la passaient sur le linge qui s'en trouvaient ainsi séché.   Elles chantaient tout en travaillant, une nouvelle chanson.


En fin de d'après-midi la moindre pièce de tissus du campement était propre et sèche.  Les filles tranquillement retournaient à leur propriétaire les sac de couchage, couvertures et vêtements.  Jamais la place n'avait été aussi propre et les filles d'aussi bonne humeur.

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Re: Links zwo drei vier

Message  Pierre (Dieu) le Dim 8 Déc - 17:57

Kara ne trouvait pas le sommeil même si la nuit s'était installée. Son seul réconfort était Big Daddy, elle l'observait en silence, en fait c'est pas comme si elle avait bien d'autres choses à faire. Elle regardait dehors, cette neige qui ne cessait de tomber. Heureusement ils avaient réussi à aller chercher quelques branches de plus qui séchaient près du feu...
Dans le lointain, elle entendit quelque chose, un feulement, le cri d'un animal quelconque, des branches qui se brisent. Elle figea quelques secondes qui lui parurent de longue minutes. Puis entra ses ongles dans le bras d'Aurélien, par peur et nervosité. Elle avala de travers avant d'arriver à dire tout bas...



« Aurélien!
-Grgmgn?" Il ouvrit un œil incertain. Se retrouver au sommet d'une montagne, au milieu de nulle part, pendant une tempête de neige, ne l'avait pas empêché de s'endormir. "Quoi? Qu'est-ce qu'il y a?


- J'entends des bruits étranges. Écoute, ça crie dehors... »


Il se releva sur un coude et tendit l'oreille. Déjà, sa main s'avançait vers son fusil. Dehors, on entendit une plainte haut perchée. Elle ouvrit grand les yeux, elle approcha la main de son bâton. Elle ne savait pas trop s'il était mieux de sortir ou de rester coincé dans un trou...



« Tu crois que ça va nous attaquer?
- Je ne pense pas, non. Ça a l'air d'une bestiole qui vient d'en tuer une autre. Mais dans le pire des cas, il n'y a qu'une entrée, ici. Pas large. Et j'ai un gun. »


Une bestiole qui vient d'en tuer une autre...
Elle regarda l'arme et soupira, elle détestait les guns mais dans le moment n'avait pas trop le choix.
Elle approcha sa tête près de l'entrée pour essayer de voir, tout en étant assez reculée si quelque chose tentait de s'approcher de la porte.
Une ombre était passée entre deux rochers. Le ciel était dégagé, la lune se reflétait sur la neige. Aurélien lui avait mis la main sur l'épaule pour la faire reculer. "Ne te fais pas voir. Ne les provoque pas. On est chez eux."

La main d'Aurélien, l'ombre entre les roches, la firent sursauter... Elle laissa un petit cri s'échapper, elle l'avait retenu comme elle pouvait...
« Au moins le ciel est dégagé, mais le truc il se promène donc il est pas à manger sa proie...
- Il l'a peut-être juste blessée et il la cherche. C'est pas un humain, c'est pas un feral, ça ne nous attaquera pas pour rien.

- Ah, et si ça à la rage? et si ça le virus des filles? Et si ça cherche ici, la chose blessé? Ça va nous attaquer... »
Du coup, elle ne savait pas trop comme c'était arrivé mais elle avait réussi à se faufiler derrière Big D. Elle tremblait de peur...
"Euh... Ok." Il avait compris qu'il n'y avait rien de rationnel dans ce qu'il venait d'entendre. Toutefois, parce qu'il était plutôt de bonne volonté, il se positionna de façon à voir dehors, adossé à la paroi, le fusil sur les genoux.

Cette fois même le crépitement léger du feu paraissait fort, et la faisait réagir. Bon, elle avait conscience de la stupidité de la réaction face au crépitement du feu mais elle n'arrivait quand même pas à reprendre le dessus, sentant son cœur débattre... Elle plia les genoux tout contre elle, plaça sa tête sur ceux-ci, puis les bras au dessus de sa tête croisé...Comme une enfant qui avait peur et qui tentait de se calmer tout en restant protégée.

Il ne quittait pas l'extérieur des yeux. Il montait la garde. Il n'avait même pas tourné la tête pour lui demander : "Parle-moi de tes parents."

Elle prit un respire...
« Mon père était puisatier, il sortait toujours pour chercher de l'eau, quand le système de filtration à faillit... Ma mère, faisait des médicaments à base de plantes, elle sortait elle aussi. Quand ils revenaient, ils me racontaient toujours un tas d'histoire sur ce qui se passait dehors. Comment créer un puits, quelle plante pouvait servir à quoi. Un jour, on m'a mise en punition... Longtemps, très longtemps... »
Elle frissonna, oui elle y avait passé presque 6 heures, à cette époque. Par l'urgence de la situation on l'avait laissée en place beaucoup trop longtemps.
« On est venu me chercher pour m'annoncer au final que mon père n'était pas revenu, qu'il était porté disparu et aux vu des signes entourant la circonstance... Il devait être mort. »
Elle fit quelque chose d'étrange en fait elle redescendit ses bras mais pour entourer ses jambes cette fois, levant la tête... Regardant le feu...
« Mon père disait que le monde extérieur était quelque chose de magnifique, un endroit ou on était libre. Les lapins courraient sans être dans des cages, les oiseaux chantaient tranquillement quand on marchait vers le puits... Un jour il a même ramener un rayon de miel en cadeau...


- Et tu ne trouves pas qu'il avait raison?


- Oui, sauf qu'il a oublié de dire, qu'il y avait des hommes qui en mangeaient d'autres vivants... Qu'il y avait des gens malsains qui vendaient des esclaves, que certains animaux étaient tellement touchés par la radioactivité qu'ils attaquaient les gens à coup d'acide... Mais je crois sincèrement que l'homme est pire que l'animal.
- Mais avant que ça ne tourne mal, dans ton bunker, comment c'était, avec ta famille?

- On mangeait tous à la même table à cette époque et juste avant on faisait une prière. C'est quand même loin et flou, ces souvenirs... »
Elle se concentra... jusqu'à arriver à sentir les biscuits que sa mère préparait...
« À ce temps-ci de l'année, environ,ma mère faisait des biscuits... Ils étaient en forme de bonhomme de neige. Elle m'expliquait comment la farine et l'eau pouvait coller les choses ensembles... »
Elle sourit cette fois se souvenant d'un truc qu'elle avait oublié.
« Elle m'avait dit qu'une famille c'était comme les biscuits... Rigole pas, hein. Il y a le père, la mère à la base et ce qui les unissaient... Puis après le sucre arrivaient... Le sucre c'était moi, c'est ce qui amenait un petit brin de folie dans une pâte ordinaire qu'elle disait.
- Tu es fille unique?


- Heu... oui... Les enfants étaient limités pour éviter de surpeupler. En plus c'était très surveillé. Je ne sais même pas si ma mère à touché mon père pour m'avoir... Ça m'étonnerait... Non c'est pas des idées lubriques de fille qui veut pas avouer que ses parents couchaient ensembles ou se l'imaginer... C'est que les relations étaient un peu mal vu, les maladies, la pureté du sang... tout ça

- Éviter la surpopulation, je veux bien, mais limiter les naissances à ce point... Et la pureté du sang? Qu'est-ce que ça veut dire?

- Tu te souviens que je t'ai parlé que j'avais un fiancé? À qui je n'avais jamais parlé...?

- Oui, je me souviens de ça."

Elle savait que ce qu'elle allait dire pouvait sembler étrange...
« Bien c'est un fiancé... Hum comment appeler ça... Génétique.
- Genre, on sélectionnait les gens pour qu'ils produisent... Quoi? Des enfants plus intelligents? Plus résistants?


- Oui, c'est pourquoi quand tu as dit ne pas avoir un des meilleurs patrimoines génétique j'ai peu réagi.
Pas de consanguinité, pas de relation menant à des maladies ou des enfants non voulu. Ou faibles génétiquement.

- Ah, oui, c'est sûr, avec une politique de l'enfant unique, ils étaient bien partis pour échapper à la consanguinité! Mais bon, qui je suis pour juger?

- Heu, moi j'étais enfant unique... mais les enfants en labo ça arrive souvent par deux... voir... 3, même 4, ça s'est déjà vu. mais pas plus parce qu'ils implantaient pas plus que 4 à la fois.

- Euh... Je sais que tu as été élevée là dedans et tout, mais, vu de l'extérieur, ça fout un peu la trouille!"

Elle souleva les épaules...
« Je sais maintenant que c'est étrange comme principe, et avec ce que je sais maintenant j'ai pas très envie de retourner où on ne se touche pas pour avoir des enfants ou même parce qu'on s'aime. »
Elle leva la tête pour lui faire un sourire.
Il quitta l'extérieur des yeux un bref instant pour lui faire un clin d’œil. "Eh bien sache que tu es ici avec un enfant non voulu qui a probablement un historique de consanguinité du côté de sa mère. Affreux, non?


- Oh... oui très...Sachez monsieur Aurélien, que si je suis prête à accepter le fait que vous êtes aussi Big Daddy, le pimp... Il m'en faudrait plus pour avoir peur que cet historique consanguin... Le fait que vous soyez voulu ou non ne changeant absolument rien à la donne puisque vous êtes là. Juste pour ça je crois que je me ferais plaisir à faire chier, votre père en le félicitant d'avoir un fils aussi parfait. »

Cette fois elle avait déplié les jambes et riait presque.

Il ne put s'empêcher d'éclater de rire. « Parfait? Je suis parfait, moi? Eh ben! On n'a plus la perfection qu'on avait! »


Elle rit...
« Rien à foutre c'est juste pour le faire chier, ce con...Puis toute la beauté de la perfection se trouve par l'imperfection... Donc en final ça dépend de l’œil qui regarde.
- Ouais, c'est dommage, comme on est là, je pense que tu n'as pas mon meilleur profil. Ça ira quand même?


- Ça va de toute manière tu es flou. Je dois avoir besoin de lunettes. »
Elle avait dit ça sur un ton amusé, cherchant à le piquer un peu, pour le taquiner.
"Ah, tout s'explique, alors!" Ironisa t'il avant de chercher, trouver et allumer une cigarette.

Elle s'approcha doucement vers lui, pour retirer la cigarette de sa bouche sans la jeter ni rien. Lui poser un baiser avant de lui redonner.

Il avait profité du fait qu'elle s'était approchée pour lui montrer du doigt le ciel, par l'ouverture. Pas un nuage et, évidemment, aucune pollution atmosphérique ou lumineuse. Un ciel aussi pur qu'avant l'apparition de l'être humain. "Regarde ça!"

Elle devait le toucher pour calmer ses craintes de la nuit tout en observant, en effet, le ciel était magnifique. Elle n'avait jamais pris la peine de lever réellement les yeux pour regarder les étoiles préférant de loin s'enfermer dans un trou ou à l'intérieur.
« C'est tout à fait magnifique... Je pensais pas qu'il y avait autant d'étoiles.
- Il y en a des milliers. Et parfois, on en voit qu'on ne voyait pas la veille. Il y en a qui ont des noms. Mais j'ai eu beau regarder dans les livres, je ne les ai jamais retrouvées dans le ciel. Mais bon, tu vois, c'est quelque chose que j'ai toujours aimé, ici, en haut."

- Comment tu faisais pour rester seul dans le noir?

- Ce n'est pas l'obscurité dehors, qui me dérange. Et puis, regarde, avec la lune, la neige, on ne peut pas dire qu'il fasse vraiment noir. Ce que je n'aime pas, c'est l'obscurité entre quatre murs. C'est juste..." Il eut un petit frisson. "Pas naturel..."

Elle réalisa pour une fois qu'en effet avec la lune et la neige on pouvait voir ce qui se passait autour.
« Tu sais dans les bunker il y a toujours des lumières de secours la nuit, on s'endort au bruit des systèmes d'aérations... Toujours les mêmes bruits continus qui reviennent. Je dois bien passer pour une poule mouillé, devant un homme comme toi. »
Elle soupira.
« Non. Je suis aussi né dans un bunker. Pas fini, abandonné pendant des années, mal réparé par mon botcheux de job de père. On avait les lumières de secours, c'est juste que quand elles s'éteignaient, je savais qu'il allait être en crisse. »

Elle le regarda surprise un bon moment... Il avait dit... qu'il était né dans un bunker...
« Eh bien ça explique... D'accord, c'était un bunker qui n'étais pas fermé alors. C'est quand il était en crisse que tu venais ici?
- C'est ça, un bunker pas fermé. En fait, c'est un petit bunker, pour deux ou trois familles, qui n'était pas fini quand la guerre est arrivée. Une vraie saloperie, cette installation. Et selon la logique imparable du père Guilvinec, si le système électrique tombait en panne, il n'y avait qu'à crisser une volée à Aurélien, ça ne change rien, mais ça défoule. En fait, je montais ici quand je voyais que c'était sur le point de lâcher. Pour avoir la paix. »

Elle posa délicatement sa mains sur sa joue, comme elle le faisait souvent maintenant. Lorsqu'elle voulait lui faire comprendre qu'elle était là et appréciait sa présence...
« Il n'est plus là pour te crisser des volés en fait je crois que vu l'âge qu'il doit avoir, s'il s'essaye c'est plutôt toi qui lui en crisserait une. C'est vrai que c'est un endroit tranquille quand même. Si ça continue comme cela, demain matin on pourra observer de haut ce qui arrive. »
Elle avait appuyé sa tête dans le creux de son épaule et tirer sur une couvertures pour abrier leur jambes.
Il avait posé son fusil par terre, de l'autre côté. Puis il avait passé son bras autour de ses épaules avant de dire à voix très basse : "Je ne vais jamais lui crisser de volée. Parce que je vaux mieux que lui. Parce que je ne frappe jamais sur le coup de la colère."

Elle était bien, là, au chaud et se sentait en sécurité. C'est tout ce qu'elle avait toujours demandé, se sentir en sécurité dans un monde de fou... Son respire se calmait...
« C'est clair que tu vaux mieux...
- Ça ne met pas la barre très haut, mais c'est déjà ça." Il la serra brièvement contre lui. "Ça va mieux, toi, on dirait."

Elle fit un signe d'approbation de la tête.
« Oui, tu as un don pour me calmer les nerfs.
- Et toi, tu as un don pour me dire des trucs que je n'aurais jamais cru entendre de ma vie. D'habitude, je tape plutôt sur les nerfs des gens...


- C'est parce que les gens s'arrêtent à ce qu'ils voient ou ce qu'ils leur fait plaisir de voir. Je peine quand même à croire que je sois la seule personne à te parler comme ça.

- Tu serais surprise... Sérieusement, qui d'autre me parlerait comme ça? Tu as vu, un peu, de qui je m'entoure, d'habitude?

- Oui, mais tu as eu d'autre civiles qui sont venues, ça aurait pu arriver. J'ai cette fâcheuse manie d'essayer de voir le positif dans certaines chose... Par contre je ne suis jamais arrivé à voir le positif dans le cinglé de Johnny.

- Smith? J'ai vu pire que lui. Une poignée de caps et il me suivait partout comme un bon gros toutou. Et au plus ça va, au moins il a besoin de caps pour le faire. C'est pas un méchant. C'est pas un enfant de chœur non plus, mais je le pense plus maladroit que mal intentionné.

- Si tu veux. J'ai pas apprécié qu'il me dise de te laisser crever. Je crois pas que deux balles perdues dans ton corps soient de la maladresse, y'a quand même des limites... Puis quand je passe à côté son plaisir est de dire que je suis idiote, conne, le siffler entre ses dents... J'ai juste envie de taper dessus et de l'écrabouiller comme un ver. »
Elle était elle-même surprise des mots qui venaient de sortir de sa bouche...
« La seule raison pourquoi je le soigne, c'est que tu m'as dit souvent qu'il fallait laisser la chance au coureur... ET parce qu'un médecin ne laisse pas crever un patient.
- Deux balles? Je n'en avais compté qu'une... Si tu veux mon avis, il ne va pas tarder à changer de ton. Enfin... Deux balles? Je vais finir par avoir plus de métal que d'os dans le corps, moi...

- On les laisse pas toujours là. Manquerait que ça je sois amoureuse d'un homme de fer. »

Il avait accusé le coup, avait repris une respiration interrompue et avait avalé sa salive. "Il y a deux choses, là, actuellement, que je ne peux pas te garantir." Avait-il dit à voix très, très basse.

Elle ferma les yeux, pourquoi n'avait-elle pas tournée sa langue avant de parler cette fois. Elle avait peur de ce qu'il allait dire... Elle leva ses yeux de biche apeurée pour écouter ce qu'il allait dire.

Il avait soupiré. Ce qu'il avait à dire ne semblait pas évident à sortir. "Bon, d'abord, ce n'est pas de la mauvaise volonté, ni rien de ce genre. Juste des questions sans réponses. Mais ça ne serait pas... juste. Si je n'en parlais pas. Premièrement, je ne sais pas dans quelle mesure je suis capable d'éprouver de l'affection. C'est peut-être dans ma tête, c'est peut être... physiologique. J'en sais rien. Ce n'est pas que je n'éprouve rien, pour personne, mais ce n'est jamais... Comme je pense que ça devrait être. C'est bizarre. Deuxièmement, je ne sais pas dans quelle mesure je peux garder une relation exclusive. Bon, ça, c'est peut-être juste parce que je n'ai jamais essayé. Mais dans le doute, j'aime autant le dire."

Ne lui avait-il pas dit que lorsqu'il essaierait de fuir elle ne devait pas le laisser faire? Par contre les paroles l'avaient touchées, peut-être un peu plus profondément qu'elle ne le pensait elle-même.Elle avait besoin... besoin...d'air... Elle poussa la couverture puis passa par dessus Aurélien, pour sortir. Elle ne réalisait pas vraiment le danger... La seule chose qui lui vint en tête fut...
Mais je t'ai rien demandé...
Elle était à peine dehors qu'elle entendit un sacre étouffé suivi, beaucoup plus proche d'un :"Hey!" alarmé. Elle avait aussi senti ses mains la saisir aux épaules, par en arrière, sans brutalité, mais fermement. "S'il te plait. Ne tombe pas... du haut... de cette montagne."

C'est exactement le genre de moment où elle aurait trouvé une raison quelconque de lui sourire et de se défiler pour aller se calmer au laboratoire. Mais ici, sur la montagne il n'y avait juste pas d'échappatoire... Elle était beaucoup plus en colère contre elle-même et sa propre bourde en paroles.
Elle se tourna relativement brusquement vu les émotions en elle.
« De un...que se soit clair, Aurélien, je ne t'ai jamais, JAMAIS, demandé de me rester exclusif... Je ne suis pas allée dans ta chambre dans le but de coucher avec toi... Enfin si mais pas comme ça... Je suis consciente que tu mènes un bordel et des putes. Tu veux m'être exclusif, alors tant mieux, ça me va... Je sais que je sonne innocente, idiote mais je le suis pas tant que ça je suis quand même médecin... Il y a une différence entre le sexe que tu fais avec elles, et celui que tu as partagé avec moi... OU c'est peut-être moi qui me fais des idées mais j'en doute. Deuxièmement, j'ai pas du tout dans l'idée de tomber en bas de cette montagne et de briser tes plus précieux souvenirs, les seuls que tu aies vraiment et que tu me fais l'honneur de me partager... Pas avec les autres... avec moi... Trois... heu... trois... »
Bien oui, clairement, elle allait mentir, elle avait besoin de se calmer. Si elle avait pu hurler un peu, elle l'aurait fait mais bon... Elle enleva son regard de ses yeux.
« Trois... je peux aller pisser? Ou tu dois me suivre là aussi...s'te plait... »
Bon ça tenait pas la route parce qu'elle savait qu'elle serait morte de peur même de pisser seule...
Il avait reculé d'un pas, les mains en l'air, à hauteur des épaules. "Fais ce que tu as à faire. Mais si tu t'éloignes et que tu n'es pas revenue dans trois minutes, je flingue tout ce qui a des dents, des griffes et qui rôde dans cette montagne, juste au cas où..."

Tout en s'éloignant, elle murmura : « Et 4 en parlant comme ça j'ai l'impression de faire le crie de la mouette. »
Elle se poussa pas très loin, elle avait trop peur de toute manière. S'assit derrière un rocher, les jambes remontées et les bras autour, juste pour se cacher... Elle tremblait comme une feuille ne comprenant même pas le pourquoi... Aurélien n'avait rien fait que d'être honnête. Elle étira le bras pour prendre une roche et la lancer très loin et très fort... Mais qu'est-ce qui lui arrivait, bon Dieu? Elle était toujours, ou presque en contrôle... Elle prit trois respires et compta jusqu'à 5 ... Lentement pour se calmer... Pour ensuite se relever...

De là où elle était, elle pouvait deviner la silhouette d'Aurélien. Le fusil sur l'épaule. Aux aguets. Peut-être réellement inquiet à l'idée de voir débarquer quelque fauve assoiffé de sang, peut-être essayant juste de se donner une contenance.

Elle utilisa presque toutes les 3 minutes. Puis revint vers lui, un peu plus calme, plus à son habitude. Elle lui prit timidement la main.
« Désolé, c'était stupide de sortir comme ça, sans prévenir.
- Pas plus stupide que de dire des trucs... Pas rapport... Comme je l'ai fait. Je... suis pas très bon, pour savoir quand fermer ma gueule. »


Elle resta un moment sans rien dire et passa délicatement la main dans son cou.
« Ça va, t'inquiète pas, sur ce coup là j'aurais du ne rien dire. » Elle réussi quand même à lui faire un sourire. « On rentre?
- Oui, on ne va rien gagner à se geler ici..." Il la laissa passer devant.

Elle revint à l'intérieur rajoutant un peu de bois... Elle ne fit que le regarder pendant un long moment... Puis revint à ses côtés avec la couverture.

Pierre (Dieu)
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Re: Links zwo drei vier

Message  Nicolas Grenier le Lun 9 Déc - 0:41

Marc était couché dans sa couche en écoutant les filles chanter des ritournelles grivoises. Lui, il avait mal au dos. 2 heures de tirage l'avait exténué. Sa bourse à ses pieds était plus remplie que jamais. Il s'était dit qu'avec ces caps, il aurait pu rendre heureuse les filles et qu'elles ne se sentent pas comme des objets. Mais en fait, elles l'étaient déjà en ce moment. Il prit un long soupir et s'étira un peu. Pourtant, il n'y avait pas encore eu de nouvelles de Marie, encore. Il fallait préparer quelque chose avant que Tiger recommence à paniquer...

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Re: Links zwo drei vier

Message  Divine Providence le Lun 9 Déc - 13:03

Tiger était allongée à plat ventre sur le lit de Big Daddy et grognait de contentement, pour peu elle aurait baver tellement elle se sentait brusquement relaxe et confortable.  Les deux dernières filles achevaient de prendre un bain et Ivy était resté auprès de la matronne pour lui faire un massage.

- Tiger ?
- Hum ?
- Tu vas faire quoi si Marie n'est pas retrouvée.

Sous ses mains la jeune femme sentie les muscle du dos de sa boss se crisper légèrement.  Dans le bain les bruit de flac flac de l'eau et les gloussement cessèrent brutalement.  Ivy s'en voulu d'avoir posé la question mais elle voulait réellement savoir.

- On va commencer par suivre la procédure maintenant qu'elle est enclenchée.  C'est à dire que la milice a 48h pour la retrouver.
- Oui mais si...

Tiger se retourna en soupirant. 

- J'ai jamais abandonné une fille.  Jamais.  S'il le faut je vais moi-même faire la route avec Franciss.  Même mettre les Dumarchand sur le coup.  
- Ils chercheront jamais une pute ! S'exclama une des filles dans le bain.
- Benoît oui, si je lui demande.  Et on n'est pas obligé de leur dire que c'est une pute. Fut la réplique de Tiger.

Un silence de profonde réflexion morose tomba dans la pièce.  Ivy se mordit la lèvre inférieure.

- Je suis désolée d'avoir...

- Non Ivy c'est correct quand j'vais mourir y a des bonnes chance pour que tu ai à reprendre La Marque.  Faut que tu connaisse la procédure et que même si une fille ne rapporte pas ou n'est pas la plus géniale de la gang, on ne l'abandonne JAMAIS !


_________  Pendant ce temps dans la salle commune __________

Natasha tapa doucement sur un des montant qui composait le cubicule de Marc.

- Marc, ça va ?  Tu veux que je te laisse tout seul ou je peux entrer ?

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Re: Links zwo drei vier

Message  Nicolas Grenier le Lun 9 Déc - 18:12

Marc tira le rideau.
-Euh, y a pas vraiment de place pour entrer. Si tu veux, on va s'asseoir, à table ou sur un divan.

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Re: Links zwo drei vier

Message  Divine Providence le Lun 9 Déc - 18:18

La grande Pute leva la main. 

- Non, bouge pas !  Je voulais juste te dire que, ben les filles on a beaucoup apprécié le bain.  Et pis...  Ben j'me souviens de mon père quand il avait beaucoup puisé... Pis ben j't'ai entendu quand tu t'es allongé...  Fais que... Ben... Si tu veux je peux te faire un massage.

Elle hésita un instant...

- J'veux dire un massage du dos, pour dénouer les muscles pis faire circuler le sang.  Je le faisais souvent pour mon père et mes frères.  Mais maintenant Tiger m'a appris à le faire encore mieux !

Divine Providence

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Re: Links zwo drei vier

Message  Nicolas Grenier le Lun 9 Déc - 18:23

-Ouin, je peux pas vraiment dire non à çà. Je suis content que vous aimiez cela. Mais vous devez aussi remercier Tiger, c'est elle qui a fourni.

Marc regarda dans les yeux de Natasha pour voir si elle voulait vraiment faire ce qu'elle faisait avant de se retourner sur le ventre.

-Surtout que demain, ce sera la même chose pour Big Daddy.

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Re: Links zwo drei vier

Message  Rachel le Lun 9 Déc - 18:29

- RAH! Coliss qu'on gele icite!

Francisse entra dans la cuisine d'un pas alourdit par la neige. 

- Fini le Maine j'y retourne pas avant l'été prochain, ma claque de m'glé l'cul...

Elle tapa du pied au sol pour débarrasser ses bottes de la neige. 

- Salut mes beautés, lança-t-elle aux filles avec un clin d'oeil. 

La mercenaire laissa lourdement tomber sur une des table plusieur sacs visiblement lourd de matériel. 

- Vous vous occuperez de sa ok c'est du nouveau stock pour Dad.

Dans toute ses épaisseur de vêtements, Francisse ressemblait en ce moment d'avantage a un ours qu'a un humain. On put entendre son estomac gronder tant la faim la tailladait mais elle fit mine de rien et se dirigea vers le bureau d'Aurélien. Sans délicatesse elle entra.

- Hey Dad!

Le bureau était vide a l’exception d'angela qui semblait troubler. La femme tira son foulard de son visage et fit le tour d'la place du regard. Ou était Dad qu'est-ce qui ce passait ici? sans même donner d'attention a Blondie elle ressortit et tonna de sa douce voix: 

- TIGER!!!

Elle était toujours la deuxieme au commande des lieux normalement quand elle et Daddy était absent.

Samantha accourue auprès de Frank avec son petit air de chien battue.

- Tiger est chez Daddy ma belle. Tu veux pas venir avec moi plutot je vais te réchauffer de se dur voyage,dit-elle avec de petit note dans ses paroles.

- Non c'est bon mais tient toi prette pour plus tard oublie pas d'te laver....

Francisse était déjà rendu a la porte qu'elle franchit sans même prendre la peine de vérifier si elle se clanchait derrière elle.  Tiger put entendre le pas pesant de francisse de l'intérieur et ses sacres qu'elle lachait a mi-voix. Elle fit voler d'avantage la porte des appartement de Dad qu'elle ne l'ouvrit.

- Tiger!

Elle scruta la place du regard en tapant de nouveau du pied pour se débarrasser de la neige collante.

_________________

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Re: Links zwo drei vier

Message  Divine Providence le Lun 9 Déc - 18:42

Les mains chaudes et expertes de Natasha assouplissaient les nœuds.  Elle connaissait aussi les points pour activer la circulation sanguine, de telle sorte que des vagues de chaleur déferlaient dans le pauvre dos du puisatier.

La tornade Frank était passée et ressortie à une vitesse hallucinante.  Sous ses mains Natasha pu sentir que Marc réagissait à l'orage.

- Ho ne te laisse pas stresser encore plus par Francisse.  On s'en fout de Frank...  Attends une seconde.

Elle sortie quelques chose de sa poche et en mit sur ses mains qu'elle frictionna ensemble... 

- Tcheck ben ça mon homme... 

La paume et les doigts étaient presque brulant lorsqu'elle le reposa sur son dos et une odeur de camphre envahi le cubicule.

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Re: Links zwo drei vier

Message  Nicolas Grenier le Lun 9 Déc - 21:39

Marc n'était pas trop stressé par l'arrivée de Francis. Angie et Tiger allait en avoir longtemps à expliquer avant qu'on vienne, peut-être, lui poser une question. Il continua donc de profiter du moment.

Nicolas Grenier

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Re: Links zwo drei vier

Message  Divine Providence le Mar 10 Déc - 17:45

En entrant dans la chambre de Big Daddy Franciss pu constater que deux filles étaient en train de sortir du bain et de se sécher pendant que Tiger était allongée à plat ventre pour recevoir un massage de Ivy.
Francisse haussa les sourcil mais c'était quoi ce délire?! Elle retira sa tuque libéra sa chevelure pele-mele.

  • Tiger c'est quoi c'bordel yé ou Dad?!


Tiger s'étira comme une chatte sur le lit.

  • Il est parti en "voyage de noce" avec Kara.

On pouvait non seulement entendre les guillemets dans sa voix mais elle accompagna le tout du geste.

Un rire rauque, qui ressemblait d'avantage a un grognement, se fit entendre au meme moment que sa bouche s'étira dans un sourir neutre.

  • Est bonne, ok tu m'as eu... maintenant va z'y deballe, qu'est-ce que c'est qu'se foutoir de blondie qui boss dans le bureau de Dad et toi qui relaxe icite?
    Francisse retira ses gants et se dirrigea vers une chaise. Tiger se roula sur le dos et lança un regard aux trois filles restantes qui comprirent le message, les deux qui sortaient du bain filèrent finir de se sécher et s'habiller dans l,autre pièce, devancée par Ivy. Étrangement, aucune ne semblait désireuse d’assister au "déballement" Une fois en tête-à-tête avec Franciss, Tiger commença.
  • Ok je vais essayer de rendre ça simple pour que tu puisse suivre... Tu te souviens que Big Daddy m'a mise à la porte de son lit pour avoir tuer le porc de gros Tim ?
  • De la j'me demande ce que tu fou icite d'dans....
  • Good tu suis ! Donc Big Daddy dormait pus. Il a jamais été capable de dormir tout seul... Et comme les filles on tenté de le matcher avec Angela... Il les a TOUTES Kickouttées de sa couche... Donc pus personne pour dormir avec lui... Tu suis toujours ?


Francisse fronça les sourcil en guise d'avertissement... dans l'genre * prend moi pour une conne dans tes explication encore une fois et jte garoche dans neige a moitier a poil...* -

  • ouais oauis j'vois l'tableau la...
  • Good... Donc, si j'ai bien compris, Jony, le jeune et petit, pas le vieux et grand, a demandé à Kara de l'aider à faire un somnifère pour aider son frère à dormir... Mais faible "pourki se réveille si y a quelque chose pis ki s'en rende pas compte..."

Tiger eu un sourire félin, comme un chat qui s'apprête à sauter sur une sourie...

  • Et c'est là que ça devient intéressant !

Francisse détacha son manteau avec la chaleur du poèle a bois elle commençait a cuir la dedans.

  • Ok....

Elle regardait Tiger de coté comme si elle avait '' peur'' de la suite

  • Donc Big Daddy vient me voir un peu mêlé... Elle veut dormir avec lui mais pas baiser. Elle veut profiter de la chaleur du foyer et le soigner, mais sans baise. Il comprenait pas jusqu'à ce que je lui dise qu'elle était vierge.
  • Ben la fallait pas etre un genie pour savoir sa...

Tiger pouffa de rire.

  • Je sais, mais bon il a dit qu'il n'allait rien faire la de la nuit... il pensait aussi que rien ne se passerait le matin, mais TADA ! Et quand j'ai parlé avec Daddy, il était clair, TRÈS clair que c,était au-dela d'une baise, pour lui comme pour elle.

Francisse se passa une main dans le visage visiblement contrarier.

  • Non...
  • Oui... Il lui a même parlé de ses rêves d'ado et de jeune au sommet du mont St-Grégoire... Et quand elle lui a proposé d'y aller ensemble, il a accepté...




Elle écarquilla les yeux et sa bouche s'entre-ouvrit avant de figer dans cette expression. Après une seconde, peut-être même deux elle secoua rapidement la tête.

  • Non....t'es pas sérieuse la....
  • Ho que oui, il en a profité par ramener la petite Aurélie qui avait encore fuguée à sa mère... Ils sont partie ce matin. Et il m'a dis que je pouvais dormir dans son lit en attendant. Parceque dormir avec le troupeau de fille, pas capable...



Francisse se leva d'un bon et d'un pas qui fit résonner le sol se rendit a la reserve d'alcool de Daddy et s'y servit comme si elle était chez elle en prenant la bouteille de premier choix qu'elle débouchonna et but au goulot. Elle revint s'assoir et posa la bouteille sur la table.

  • J'vous laisse quoi ... 2mois?! Et vous trouver moyens de foutre un bordel parreille?! Matcher Daddy? Quoi?! Serieux la? Ouais Aurélien le sentimental... sa l'fais a mort sa...

Elle coupa sa phrase par une autre gorger d'alcool.

  • C'était quoi ce plan a la con?! Et avec la vierge du village en plus?! Maintenant on va garder l'autorité ici en faisant des beaux yeux et en donnant des calins a Kara...

La derniere phrase sortit avec un brin trop d'émotion.

  • Tu t'fous d'ma geule?!


Tiger semblait complètement impassible devant ce déferlement d'émotion.

  • Ok primo, c'est la même rengaine avec les filles à chaque hiver. Elles sont fleur bleue et rêvent du grand amour pour elle ET pour les autres... Mais comme tu fout la camp à chaque hiver je comprends que tu t'en sois pas encore aperçu. Et, NON je me fout pas de ta gueule...


  • Tabarnak, lacha-t-elle plus bas, y'on matcher Aurélien avec Kara...j'ai mon voyage. Rever d'amour... de grand amour?! Sont tu au courant que les histoires de cœur sa fait que compliquer toute?! Toute! Pis toé tes a laisser faire? Pas ben ben mieux. C'est quoi vous essayer de le changer en con p'tit citoyen agreable a la conversation et qui offre des fleur au gens sur son territoire? La ça va le distraire pis si une marde arrive encore ou que les t-rex apprennent que.... oh coliss.

Francisse passe une main dans ses cheveux.

  • La y va penser tout rose a sa boniche de maison et probablement manquer a son devoir de chef icite. j'espere pour vous autres les filles que sa n'arrivera pas....

Mais quel scénario délirant venait-elle de se faire?! Tiger regardant la bouteille que Franciss avait dans les mains et se demanda vraiment ce qu'elle pouvait contenir... 

  • Yo Frank... respire par le nez, prends donc un bain... J'pense que t'as pas tout compris là ! Les filles ont RIEN à voir avec l'histoire de Kara !
  • Si elles avaient pas tenté de matcher Dad a Princesse ça serait pas arriver cette histoire a la con.
  • Ça a même pas durée une demi journée leur histoire... Dès que je l'ai su elles ont toutes été mise en punition. Si tu dois vraiment blâmer quelqu'un pour te sentir mieux va voir Jony..
  • Aussi ben blamer un 2x4...il comprendra jamais....

Francisse poussa un profond soupir

  • L'eau du bain est encore chaude?

Et elle se redressa en retirant son manteau.

  • Manquerait plus qu'il nous la mette enceinte sa serait le « Parfait bonheur! »
  • Oui l'eau est encore chaude. Au pire vide le chaudron qui est sur le poêle pour la réchauffer ! Enfin.. En attendant, il a mis Angela responsable de la place... Avec ce que ça donne.

Francisse, qui retirait maintenant ses bottines, se redressa raide comme une barre.

  • Princesse... pour responsable d'la place.... T'as-tu verifié s'il s'était pas fait empoisonner ou s'il était pas fiévreux?! Elle gère aussi bien que cette vielle bique d'Églantine pouvait gérer ton bordel.... A part courir après les problèmes y a pas grand chose qu'elle sait gérer.
    Elle secoua des pieds pour retirer ses bottes délacées.
  • Ho... Il était pus malade. Le tout s'est décidé rapidement. Et je crois que la petite tête blonde va réaliser son erreur. Big D. sera de retour après demain... Enfin, s'il neige pas trop d'ici là.

La grande mercenaire se dirigea vers le bain et toucha l'eau avant de se diriger vers le poêle.

  • A quand le mariage? Oh et je refuse de mettre une robe!

Elle eut un sourire en coin de méprit.

  • Voir que ma le laisser se gâcher la vie de même....
  • Mon Dieu Franky ! À t'entendre on pourrait croire que tu es jalouse ? De Kara ???

Elle retint son geste mais elle manqua de cracher au sol elle se contenta de relever un regard mauvais en direction de Tiger. Non elle n'était pas jalouse, mais un leader qui voyait rose elle savait que cela pouvait mal viré et ce n'était pas que lui qu'il risquait de perdre dans ce jeux.

  • La prochaine fois que tu égorge un client.... ferme ta gueule sur le sujet. Ça va eviter des catastrophe.

Elle vida le chaudron dans le bain d'où s'échappait maintenant une invitante vapeur. Frank fini de se dévêtir et s'y trempa un pied. -

  • Rend toi donc utile et vient donc me masser le cou.

C'était de la par de Francisse une façon polie de demander un service. Mais Tiger ne bougea pas du lit. elle regarda la mercenaire se tremper dans l'eau.

  • Tu vois les choses irait beaucoup mieux ici si les gens se mêlaient de leurs affaires. Par exemple, l'histoire avec le gros porc de Tim, c'est régler. Pourquoi tu pense que Big D. me prête sa chambre en son absence ? Tu reproche aux filles de vouloir le matcher mais toi tu veux juste t'en mêler dans l'autre sens. C'est pas mieux.

La pute fit une pause et ajouta :

  • C'est quoi ? Tu as peur de perdre ton ami s'il aime quelqu'un ?


Elle s'était plongée dans le bain jusqu'au coup et s'y trempa aussi la tête. Elle passa ses main dans ses cheveux et son visage pour retirer le surplus d'eau.

  • J'peux savoir de quoi tu parles? J'dis juste qu'avoir une femme dans sa vie c'est juste un paquet de trouble.

Elle s'adossa dans la baignoire et ferma les yeux.

  • Regarde toi avec Benoit pour exemple, sa va finir par mal tourner. Benoit c't'un croche, pis vos sentiments ont créé d'avantage de conflit. Ou pense un peut a Eric quand il a marié Johanne a Lacolle. Il s'est mis a gérer son village comme s'il élevait des enfants plutôt que des les tenir au pas... c'est n'importe quoi j'te dis.


Encore une fois Tiger éclata de rire, un rire franc et sincère.

  • Moi et Benoît ? Moi et BENOIT ? Mais il n'y a plus de sentiments entre lui et moi depuis longtemps. C'est toi est vois du romantisme partout ma parole !

Elle reprit son souffle.

  • En ce qui concerne Lacolle, les affaires marchent. Peut-être pas comme toi tu voudrais mais elles marchent et les gens sont contents... Donc encore une fois, faudrait peut-être que certaines personnes se mêle de leur affaires. Ceci dit, libre à toi d'aller parler à Big Daddy quand il reviendra... Have fun !

Elle serra les mâchoires.

  • Tu m'les casses...A part sa y c'est passé quoi depuis mi-sept...
  • Rien de notable.

Répondit la pute sur un ton qui laissait entendre « rien qui te regarde non plus »... Elle s'empara de la barre de savon et commença a se frictionner avec. Dans le silence. Non mais elle s'entendait a quoi Tiger qu'elle se joigne les main avec disant dans un ton plein de joie * oh mes c'est génial ils feront de si beaux bébé* Elle se contente de faire sa toilette.

  • T'as l'intention de reprendre la route bientôt ?
  • Ça serait le mieux a faire hein...
  • Bah comme je te dis. Big D. revient après demain, il serait content de te voir c'est certain. Et puis si la milice est sans nouvelle de Marie la Vache. Je vais aller faire un trou sur la route de l'ouest après le retour de Big Daddy.
  • Ouais va falloir j'aille botter le cul de la milice, ils sont mous encore su'a route du sud. J'ai du nettoyer une coupe de p'tit comique en plein sur leur route. J'en ai pogné deux a prendre du jet avec les raiders sur les lignes.

Elle marqua une pause.

  • Attend Marie la Vache manque a l'appel? Depuis combien de temps?



  • Ça fait officiellement 7 jours ce matin que je suis sans nouvelles. On est encore dans les normes habituelles, la milice a 48h pour nous donner des nouvelles avant que je n'aille moi-même la chercher.


Francisse soupira.

  • He ben dans 48h je retourne me g'ler l'cul aussi. Larouche etait pas supposer avec cette run la?


  • Oui, Angela a fini par la contacter... Elle garde l’œil ouvert et commence son inspection.

La Matronne poussa un soupir.

  • Marie c'est LOIIIIIN d'être une de mes meilleures filles. Mais ça reste une de mes filles.

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Re: Links zwo drei vier

Message  Pierre (Dieu) le Mer 11 Déc - 6:36

(It's not HBO, it's porn. Quoique, vous avez certainement vu pire...)

Réveillée mais ne voulant pas trop bouger, aimant la chaleur des couvertures, Kara observait les lieux et Big D sans trop rien dire. Lui, dormait du sommeil du juste. Beaucoup plus habitué au silence qui les entourait. Elle le regarda un bon moment voulant garder cette image imprégné dans sa tête de Daddy qui semblait bien dormir...
Elle se glissa délicatement hors des couvertures et se dirigea vers la porte afin d'aller chercher du bois. Pour espérer avoir un peu d'eau chaude si elle arrivait à repartir le feu.
Le vent avait accumulé un peu de neige à l'entrée, ce qui les avait protégés. Dehors, le ciel était clair et la blancheur quasi-insupportable. Heureusement, quelques arbres à proximité avaient eu la bienveillance de perdre des branches. Les arracher au sol gelé était toutefois difficile.

Elle essaya d'arracher les dites branches laissant quelques sacres au passage... Tout ça les yeux à demi-fermés pour arriver à y voir quelque chose. Elle se releva pour étirer son dos et reprendre son souffle...
- Maudites branches! Allez, je veux juste faire de l'Eau chaude... COME on stupid...thing.
D' un peu plus loin derrière elle lui parvint la voix ensommeillée d'Aurélien : "J'me demandais où tu étais passée. Ça va comme tu veux?

Sur un ton amusée, un peu sarcastique, elle lui répondit : « C'est ton imagination qui te parle...Je dors à côté de toi. »
Elle revint avec ce qu'elle pouvait de branches amassées pour en mettre dans ce qui était le feu , la veille.
"Ça veut dire quoi, ça?" Demanda-t'il avec un bâillement. "Que c'était à moi de me lever pour faire du feu?
- Non... Juste que je préfère être à tes côtés au chaud et que je ramasse du bois... alors que j'aimerais mieux être là '': Lui pointe où elle dormait. ''À te regarder ''
Elle lui fit un clin d’œil.
« Mais j'aime aussi prendre soin de toi, donc voilà. »
Il l'avait aidée à ranimer le feu. "Un de ces jours, il faudra que tu me dises ce que j'ai de si intéressant quand je dors."

Elle rit d'un ton léger, étonnamment elle se sentait relativement libre, en haut de cette montagne.
« Ta tranquillité, simplement les gens qui dorment on toujours ce côté, sans soucis qui est agréable à voir. »
Elle posa le tout petit chaudron avec de l'eau.
"Faut dire, c'est difficile de faire plus tranquille qu'ici. Bon, ça ferait une trotte pour venir dormir tous les soirs, mais c'est vraiment pas si mal, de n'avoir personne aux alentours.
- Oui, ça fait du bien de savoir que personne ne viendra cogner ou fouiner, je sens qu'on aura des curieux au retour. »

Il s'étira. "Ouais, ça me fatigue rien que d'y penser! Au fait, c'est pour quoi faire, cette eau?

-Pour boire quelque chose de chaud... Ça va faire du bien... C'est comme si j'avais toujours un peu froid. »

Il était passé derrière elle et s'était collé contre son dos, les bras autour de sa taille. "C'est mieux, comme ça?"

Elle recula sa tête, vers son cou et pausa ses mains sur les siennes...
« Un peu... »
Elle entra ses mains un peu froide dans ses manches pour le taquiner.
« C'est quand même très beau dehors aujourd'hui. »
Il souffla un peu d'air chaud sur sa nuque. "C'est toujours beau, ici. Et les orages, en été, tu devrais voir ça!"

L'air chaud lui fit fermer les yeux et frissonner, mais pas du tout de froid cette fois.
« Eh bien, il faudra revenir en été alors. Quoique l'été, si c'est comme l'été passé, c'est très occupé.
- De la dernière neige à la première neige, pas un moment de repos. C'est ça, la vie du Camp. On s'y fait...
- Tu me montrerais le travail à faire? Je veux dire pas la sécurité, mais pour que le Camp soit maintenu au minimum.
- Bien sûr." Il hésita un moment. "Si il devait m'arriver quelque chose, il faudra des gens capables de reprendre les choses en main. Et il n'y en a pas beaucoup..."

Ses paroles la firent resserrer ses mains plus fermement quelques secondes.
« Il t'arrivera rien je te laisserai pas mourir. C'est aussi simple que ça.
- Je vais te prendre au mot, alors. Pour l'instant, tu t'es plutôt bien débrouillée." Il avait décidé de laisser de côté les sujets qui fâchent. A quoi bon? Il passa doucement le bout de son nez sur sa nuque, au lieu d'insister.

Alors là elle était divisée entre le rire parce que ça chatouille et le bien que cela lui procurait... Elle rit quand même, ne pouvant pas se retenir...
« Tu cours les... » Elle se souvint ce que Tiger lui avait dit des hommes le matin. « Ça va ? Ce matin? Pas trop dure la levé du corps?
- Moi, ça va. Et toi? Et je cours les quoi, d'ailleurs?
- Les frissons et les bêtises. Et oui je vais bien ce matin, même très bien depuis que le feu augmente. D'ailleurs l'eau va sûrement bouillir bientôt si ça continue. »

Il se mit à rire. "Ma seule objection, c'est que je ne vois pas de quelles bêtises tu parles." Et il avait commencé à l'embrasser dans le cou.

Elle dut prendre un très grand respire qui au finale ne changea absolument rien du tout.
« Ah! Tu vois pas de quel bêtises je parle? Tu en est sur? »
Elle se mordit la lèvre inférieur, puis vint glisser ses mains sur son ventre mais sous son manteau. Ce geste la surprenait elle-même. Mais avec lui elle n'était plus à la limite près de rester sage.
"Absolument sûr et certain." Puis il s'était juste un peu reculé pour lui donner la place de se retourner.

Elle se retourna pour poser son regard, qui brillait maintenant, dans le sien. Elle l'embrassa... Réalisant qu'elle ne l'avais pas embrassé aussi passionnément depuis un petit moment. Elle se recula pour le taquiner...
« Tu vois toujours pas?
- Nan." Dit-il avec un certain aplomb dans la mauvaise foi. Et pour faire bonne mesure, il l'avait attirée vers lui et l'avait embrassée aussi.

Elle vint à son oreille, mordiller son lobe et murmurer, :
« Tu as allumé le feu. Maintenant tu joues avec. »
Elle n'avait pas la force de lui dire la suite... Tu risque de te brûler. Elle descendit ses baiser dans son cou.
Il aurait peut-être pu, peut-être dû, réagir. Mais il avait à ce moment là la capacité de réflexion d'un navet. Les allusions qui avaient déjà tendance à lui passer au dessus de la tête en temps normal atteignaient là des altitudes inaccessibles.

Elle remonta ses baisers pour revenir goûter à ses lèvres avec une certaines fièvre. Elle aurait voulu être plus claire, mais tout cela la rendait complètement ivre. Cette montagne, la tranquillité, sa proximité, elle l'avait averti du mieux qu'elle pouvait... Puis c'est pas pour quelques fois... À partir de ce moment exactement elle ne pensait plus.

Il s'était allongé en la gardant contre lui, sur lui, sans que ses lèvres ne lâchent les siennes une seule seconde. Elle l'avait suivi et glissa ses mains dans ses cheveux sans quitter ses lèvres. Puis détacha son manteaux, en passant ses mains du mieux qu'elle pouvait. Elle avait envie de sentir la chaleur que dégageait leur corps, après ses jours passés dehors. Au prix de quelques contorsions, il s'était lui-même débarrassé de son manteau et de ses trois chandails empilés. Et il s'était rendu utile en lui offrant le même service. Si la température ne permettait que moyennement ce genre de tenue, il n'en avait absolument pas conscience.

Ses doigts suivaient délicatement de multiples chemins sur son torse et son ventre. Ses lèvres se mirent à suivre les mêmes chemins avec ardeur. Puis se calmèrent et devinrent suaves lorsqu'elle retourna à sa bouche.


Ses mains à lui dessinaient on ne sait trop quoi dans son dos. Et puis, ça avait été comme si sa langue essayait doucement de fusionner avec la sienne.

Il n'en fallut pas moins pour que ses mains se faufilent le long de leurs corps pour envoyer valser dans un mouvement maladroit, le reste des vêtements qu'ils pouvaient bien encore porter.

Sa respiration était devenue rauque. Son dos, ses épaules, ses flancs, sa poitrine, c'était comme si il essayait de toucher méthodiquement la moindre parcelle de peau. Quand ses mains étaient descendues sur ses cuisses, ses lèvres avaient pris le relais.

Son corps ondulait, suivant le mouvement naturel du désir quasi insoutenable,sous les averses de caresses qui venaient faire naître en elle toujours plus de chaleur. Elle l'entoura de ses bras le temps de se laisser glisser sur le côté et pour être sûre qu'il la suive dans le mouvement.

Et il l'avait suivie, avant d'inspirer longuement, de la regarder dans les yeux et de dire d'une voix sourde : "Trop bien avec toi et trop mal sans. Le reste, je m'en fous."

Elle maintenait un regard tendre et amoureux dans ses yeux, essayant de calmer son souffle pour arriver à lui répondre: ''Alors, reste près de moi parce que le reste, je m'en fous autant.'' Elle l'embrassa, laissant toutes les vagues l'emporter au large d'elle-même.

D'un seul et même mouvement, il avait été sur elle, en elle et ses dents s'étaient enfoncées dans son épaule, arrêtant de mordre juste avant que cela ne devienne douloureux. Rien ne l'inquiétait, elle avait une confiance en ses gestes. Elle resta juste un peu saisie des dents qui s'enfonçaient dans son épaule. Lorsqu'il les retira, elle vint lui faire le même jeu mais dans son cou. Puis elle revint soutenir son regard un instant.

Elle avait pu le sentir frissonner et il lui avait sourit. Puis il avait posé ses lèvres là où ses dents s'étaient trouvées plus tôt. Pour autant elle aurait voulu avoir ses dents marquées à jamais dans sa peau. Elle enfoui une main dans ses cheveux faisant une légère pression, par contre la main qui avait accédé à son dos, jouait doucement de ses ongles. Sous ses doigts, il avait fait le dos rond, tout en recommençant à lui mordiller l'épaule, puis le cou.

Lorsqu'il vint dans son cou un déferlement de sensations l'envahit au point de laisser un soupir, mélangé d'un gémissement traverser ses lèvres. Son corps se remit en mouvement ondulatoire doux, puis plus demandant. Les yeux fermés et le souffle court, il suivait très exactement son rythme, sans jamais chercher à imposer sa propre cadence. Elle le serra fort contre elle sans arrêter, comme si elle avait voulu que tout sont corps complet la pénètre, qu'il soit présent dans chaque partie de son être. Elle retourna mordiller le lobe de son oreille, pour venir murmurer: ''Je suis à toi, Aurélien.'' C'était sa manière de lui dire je t'aime, de peur qu'il ne décide de fuir si elle lui disait là, maintenant. Puis elle chercha à revenir à ses lèvres, pour y joindre sa langue.

Il l'avait embrassée longuement avant d'accélérer. Et il avait fini par approcher ses lèvres de son oreille. "Ready when you are." Avait-il soufflé d'une voix rauque.

Elle n'avait compris qu'à moitié où il voulait en venir, en fait peut-être un peu moins que la moitié. De toute manière son corps n'en pouvait presque plus et elle était essoufflée c'est d'une voix étouffée mal contrôlée dans le plaisir, qu'elle lui répondit après un court laps de temps: ''I am''.


Un spasme, puis un autre, avaient secoué son corps tout entier. Il s'était cramponné à elle et avait expiré longuement, en plusieurs fois, avec comme un cri resté coincé dans la gorge.

Aucun réel son n'était sortie de sa bouche sous le choc de son corps qui presque au même moment que Daddy, s'était crispé, faisant monter des sensations trop peu connues pour être apprivoisées. Elle tentait de reprendre son souffle tout en jouant dans ses cheveux et ne sut que lui faire un sourire.

Il cherchait encore sa respiration quand il s'était laissé rouler sur le côté. "Wouh!" Était-il parvenu à souffler. "Si j'avais su, il y a vingt ans, j'aurais été beaucoup, beaucoup moins déprimé..."

Cette phrase n'avait pas grand sens pour Kara...
« Su quoi?
- Si j'avais su que j'allais revenir un jour, et fort bien accompagné, qui plus est.
- Personne ne peut connaître le futur. »
Malgré tout ce qu'il venait de se passer elle rougit au compliment. Elle était presque calmée maintenant.
« Mais pourquoi tu n'aurais pas pu revenir une autre fois? Qui t'en empêchait?
- Rien. Personne. Moi. J'avais décidé de partir pour de bon. De devenir scavenger pour aller voir ailleurs si j'y étais.
- Ah! D'accord, eh bien je suis ravie que tu sois monté mais tu n'as toujours pas regardé l'étendue de ton travail. »
Elle lui fit un clin d’œil.
Il souleva vaguement la tête puis la laissa retomber. "J'peux pas. J'ai la rigor mortis.
- C'est quoi ça?
- Rigidité cadavérique. J'crois bien que j'suis mort.
- Toi, mort? » Elle sourit et le chatouilla un peu.
Peut-être était-ce dû à l'épaisseur de tissu cicatriciel, toujours est-il qu'il résistait plutôt bien aux chatouilles. Il la regardait d'un air goguenard.
Elle passa par dessus lui pour s’asseoir à cheval au dessus en s’esclaffant et posant ses poings dans le creux de sa taille, faussement troublée.
« Pas question que tu meurs je te l'ai dit... »
Puis elle prit la couverture pour la passer sur ses épaules.
"Ok, ok..." Il s'était soulevé sur les coudes. "Euh, tu ne t'attends pas à ce qu'on remette ça là, là?"
Elle éclata de rire sur cette question...
« Heu... Non...Pourquoi cette question?
- C'est qu'il y a des tas de rumeurs qui circulent sur mon compte, certaines plus fondées que d'autres... Bref... Elles sont où, mes fringues, dans tout ça?
- Quoi, que tu serais capable de remettre ça deux fois collé est une de ces rumeurs? »
Elles chercha toutes les fringues du regard.
"Va savoir où elle en est, la rumeur... Au début, ça me faisait rigoler. Maintenant, j'aime autant pas savoir..."
Des vêtements, il y en avait un peu partout. D'ailleurs, la manche du manteau d'Aurélien, sur le bord du feu, commençait à roussir. D'un mouvement rapide elle poussa le manteau, puis amassa les vêtements elle passa rapidement ses vêtements, car la chaleur des corps commençaient à ne plus trop se faire sentir.
« Eh bien un peu plus qu'on perdaient quelque vêtements en chemin...
- Ah, c'est sûr, ça aurait fait jaser!
- Mon p'tit doigt me dit que ça doit déjà pas mal jaser. Ça avait commencé avant le départ... Alors maintenant... »
Il haussa les épaules. "Bof, ça les occupe. Pendant ce temps là, ils ne font pas trop de conneries."

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Re: Links zwo drei vier

Message  Nicolas Grenier le Ven 13 Déc - 23:43

- J'ai une question pour toi, Natasha. Y reste combien de jours, avant Noël?

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Re: Links zwo drei vier

Message  Divine Providence le Sam 14 Déc - 17:54

Natasha s'appliquait pour le massage et prenait de toutes évidences plaisir à pétrir les muscles.  Lorsque Marc lui posa la question elle fit une pause.

- Hum, bonne question, On est quel jours aujourd'hui ? 

Elle pouffa de rire.

- Je te taquine !  C'est dans environs un mois.  J'espère qu'il va y avoir de la neige !

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Re: Links zwo drei vier

Message  Nicolas Grenier le Dim 15 Déc - 22:16

Big Daddy m'a demandé de couper un sapin pour l'occasion, mais j'ai jamais fait, alors je me demande quand le faire... et pour quelle date.

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Re: Links zwo drei vier

Message  Divine Providence le Mer 18 Déc - 12:34

Natasha poussa un soupir de contentement en entendant ça.  

- Un vrai Sapin, ce serait tellement cool, un vert, avec des aiguilles...  Mais je ne sais pas si tu peux en trouver un...   
Puis soudain, elle se pencha vers lui et lui murmura à l'oreille.

- Noël c'est le 25 décembre, vous ne fêtiez pas ça dans ton abris ?


__________ Pendant ce temps, dans la chambre à Big Daddy ________________

Tiger était devenue une enclume, elle dormait profondément en souriant légèrement dans son sommeil.   Elle s'était positionnée de manière à prendre un maximum de place dans le lit, en diagonale. et tenait dans ses bras un oreiller.



                  __________ Pendant ce temps, dans le dortoir au-dessus du "Broyeur" ________________




Aussi discrète qu'une sourie Louise avait attendue son moment.   Lorsque tous les badger et compagnies étaient sortis elle se glissa et posa rapidement sur une table basse la cruche pleine d'eau potable.  Cette cruche était en métal, tellement cabossée qu'elle du mettre deux livre dessous pour que ne tombe pas.     Puis, tout aussi silencieusement (elle avait retiré ses chaussures!) elle quitta les lieux pour se faufiler dans La Marque.

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Re: Links zwo drei vier

Message  Nicolas Grenier le Mer 18 Déc - 20:47

On le fêtait, mais on avait un calendrier et un sapin en plastique. Là, je me demande quand aller le couper pour qu'il soit près le bon jour. Je pense que je vais commencer à chercher le dit sapin après demain.

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Re: Links zwo drei vier

Message  Kara-Lune Dupuis le Dim 30 Mar - 23:58

(Et maintenant reprenons notre programme (bonne partie des prochains rp ayant été fait en décembre mais pas affiché) )

Part 1

Une fois habillée, elle posa ses yeux sur la casserole d'où l'eau c'était évaporée... Elle éclata presque de rire...


-Ça été si chaud qui à plus d'Eau...

Il était sur le point de sortir. Il se retourna toutefois à demi pour lancer, goguenard : "C'est probablement la métaphore la plus douteuse à faire!"

-Elle est pas douteuse...

Elle sourit d'un air innocent, puis lui tira la langue s'assurant qu'il est vu avant de le suivre.

Il cligna des yeux devant la blancheur agressive du paysage. Une fois un peu habitué et capable de se repérer, il se dirigea vers un petit sentier qui serpentait entre les rares arbres et les nombreux rochers.

Elle prit quelques secondes à emboîter le pas mais le fit, tout en soulevant la neige au passage en laissant traîner ses pieds et cela par simple plaisir, de la voir se soulever un peu. Autant profiter de l'endroit pour se refaire des images plus positives et relaxer un peu.

Ils n'avaient fait qu'une vingtaine de mètres quand il s'était arrêté et avait tendu le bras en arrière pour lui indiquer qu'elle devait stopper aussi.
"Attention où tu mets les pieds, c'est vraiment à pic. Mais on est presque rendus."

Elle arrêta immédiatement se demandant bien ce qui pouvait arriver. Puis elle le regarda un moment...Regarda ses pieds, l'endroit...La neige...

-On doit se tenir comme pour la monté?

-"C'est comme tu veux. Juste en arrière du rocher, droit devant, on va être entre la paroi et... rien. Et c'est là qu'on va."

Elle avait comme une impression de phrase pas terminée ou elle ne comprenait pas ce qu'il racontait. Elle tourna la tête sur le côté cherchant à comprendre la fin de la phrase... Entre la paroi et rien ça se comprenait... Mais "Et c'est là qu'on va.'' Elle se demandait si c'était c'est là qu'on va dans le sens '' c'est là qu'on s'en va'' ou dans le sens "il y avait quelque chose à faire d'inconnu.''

-  Hummn Aurélien... C'est là qu'on va ... quoi?

-"C'est là qu'on va se poster pour voir tout le territoire. On a de la chance, le temps est dégagé..."

-Ahhh! Oui... C'est vrai.

Passe une mains devant comme pour effacer ses précédentes pensées... 

-Il devrait presque qui avoir une vigie ici avec une manière de te joindre, s'ils voient quelques chose de louche.

-"Oui, ce serait une idée. Comme la cavalerie. Quand on aura assez de monde. Et qualifié. Parce que rester ici à guetter, ça va pas être une sinécure."
Ils avaient atteint une corniche qui, sans être très étroite, n'avait rien de monumentale. Une chèvre, peut-être, s'y serait sentie à l'aise.

Elle eu le réflexe de pauser une mains pour se tenir et se mettre en petit bonhomme un instant devant la hauteur des lieux... Elle prit un profond respire, ce qui fallait pas faire quand même pour partager des moments intimes et le bien de cet homme.

En fait elle réalisait, encore plus, là maintenant à quel point elle tenait à lui. Partager son lit et lui donner son corps vierge était une chose. Monter la montagne camper en pleine  nuit et être là avec lui dans le moment une autre.Elle prit des respires tout en souriant.

"C'est beau, prends ton temps. Ça se fait bien, tu vas voir. On va sur l'espèce de plate-forme, juste là. Cinq mètre, maximum." Dit-il, de son ton le plus calme et le plus rassurant, avant de s'engager sur la corniche.

Elle avait un peu la nausée... Se dit qui valait mieux ne pas regarder en bas avant d'être arrivée en hauteur...

-Damn it, ce que je ferais pas pour toi...

Elle se releva pour le suivre.

Il avait déjà atteint le surplomb. Une fois dessus, il se tourna vers elle en riant et lui tendit la main.

-"Ah, rappelle moi qui a eu cette idée lumineuse?"

Elle prit sa mains et le regarda un instant, les yeux quand même pétillant comme chaque fois que son regard était sur lui...

-"Oui, oui, mais pour ton bien, que tu vois comment tu as construit, à partir de ta tête de garçon, jusqu'à maintenant."


Elle alla le joindre, faisant bien attention où elle posait les pieds.

Sur la plate-forme, ils avaient largement la place de se tenir à deux. Aurélien s'assit, les jambes dans le vide.

« Tu vois là-bas? La rivière? »

Le voyant s'asseoir un menace tout à fait ridicule vint à ses lèvres...

-Oui, je le vois et si tu tombe en bas je te tue.

Il tapota la roche du plat de la main pour lui dire de s'asseoir à côté de lui.

"Dit celle qui affirme vouloir me garder en vie..."

Elle lui répondit d'un sourire attendrit, tout en venant s'asseoir.

-Si, si... Je vais aller te chercher chez les morts et ton âmes va rester prise ici ...

Ça prit quand même un petite temps avant qu'elle y arrive la peur de glisser la rendant plus prudente... Puis elle s'arrêta pour regarder plus attentivement.

-C'est vrai que la vue est magnifique.

"Bof, il y aurait de pires endroits à hanter! Enfin voilà. Aussi loin que se porte le regard. C'est là que je voulais rebâtir un peu de civilisation. Ambitieux, hein?"

-Visionnaire... Il faut des gens comme ça dans un monde comme le notre Aurélien.

Elle tenta de voir les différents endroit qui avait été créer depuis.

-"A l'origine, je voyais ça plus... Industriel. Je voulais un grand centre de traitement du métal, ce genre de choses..."

-Traitement du métal? C'est pas aussi utile... Que ce que nous avons là.

-Exactement. Mais j'étais un gamin, je voulais être riche et puissant, pas utile.

-Oui normal. Et ta richesse et ta puissance du moment de fait plaisir? Parce que quelque part je crois qu'elle est mieux.

-C'est... Un peu complexe. Je suis riche mais rien ne me revient personnellement, je suis un tyran éclairé, mais ceux qui vivent chez moi sont libres. Je suis plutôt un brave type, mais avec une réputation de salaud.

-Bon sens pourquoi j'arrive pas à te voir en tyran ou en salaud...? Rien ne te reviens personnellement? Je suis pas si sur en fait.

-Par rien, je veux dire, aucun cap. Tout retourne au Camp ou aux Colonies, d'une façon ou d'une autre. Et, oui, je suis un tyran et, non, je n'ai pas toujours eu des méthodes très... propres...

-Tout le monde à ses raisons d'être ce qu'ils sont ou d'avoir du survivre, l'important c'est le pas que tu prend pour avancé... Non... Quelqu'un m'a dit un truc comme ça il y a peu. Enfin, c'est ce que j'en ai compris.

-Ah oui? Je me demande bien qui t'a raconté un truc pareil...

-Je parle pas sur le passé, ça c'était dans mes cours... Mais sur le premier pas à prendre et avancé... 
Ça doit être la montagne qui m'a murmuré par le vent.

-Ouais, elle en dit, des choses, cette montagne, t'as pas idée."

Et il lui avait désigné toutes les colonies, au loin. Le Camp. Les routes. Les ressources. Toute cette petite civilisation encore balbutiante.

-Et tout s'il arrive quelque chose ça va avoir besoin de nous?

-Qu'est-ce que tu veux dire?

-Bien se sont des colonies que tu as créer, se sont donc des colonies comtent sur toi? Ou elles sont tous indépendantes?

- Indépendantes, oui, dans une certaine mesure. Disons qu'elles peuvent survivre, individuellement. Mais pour que ça fonctionne, il faut tout le monde. C'est calculé pour que chacun aie besoin des autres.

-En fait, s'il t'arrive quelque chose, allons nous devoir superviser ses colonies aussi?

- Absolument. Encore que le boulot principal sera d'éviter que l'une d'elle ne fasse sécession.

-Bien tu as encore plus intérêt à rester en vie sinon on est dans marde pas à peu près

-Et moi qui croyais que tu étais en train d'admettre ma mortalité!

-Je l'admet en partie... Puisque je dis qui faut pas que cela t'arrive. Tu imagine, la plupart ne savent pas respirer sans paniquer ou travailler ensemble... sans que tu sois présent.

-Ça viendra... Pour les Colonies, ça va prendre une ou deux générations pour qu'ils comprennent le principe. Pour le Camp, il faut que ce soit beaucoup, beaucoup plus rapide. Et c'est bien là le problème...

Sourit et pause sa tête sur son épaule et cherche sa mains de la sienne.


-Je crois que peut-être on y arrivera...
Je parle si tout le monde met un peu du leur et arrête de fonctionner en petit groupe séparé.

-Ouais... L'individualisme forcené. C'est quelque chose que je peux comprendre, sur la route, pour les nomades. Mais c,est pour ça que j'ai essayé de faire un environnement sécuritaire. Pour que les gens baissent la garde deux minutes, arrêtent de se méfier les uns des autres pour rien...

-Peut-être mais certains méritent quand même selon leur comportement qu'on garde une certaine méfiance.
Et quand tu regardes maintenant avec tout ce que tu as fais et comment tu voyais les choses plus jeune. Tu aimes ton travail?

Montre d'un signe de mains le paysage qu'ils peuvent contemplé.

-Je sais pas. Qu'est-ce que tu en penses, toi?

-Je ne connais pas ta vision d'adolescent, enfin j'étais pas dans ta tête pour savoir. Je crois que tu as fais beaucoup et que je ne connais pas beaucoup de gens qui y serait arrivé.


J'aurais du dire es-tu au moins un peu fière de ce que tu as accomplie...? Parce que ton travail, je crois qu'il te sort souvent par les oreilles et que parfois tu l'aimes plus beaucoup. Ce qui est un peu normal...

Le regarde amusée... et taquine...

-Tu es quand même à l'âge de la retraite.

"Ah oui? Et tu vois qui, pour me remplacer?" Demanda t'il sur le même ton.

-Un mini toi ça existe? Quoi qu'on serait mal barré deux Aurélien sur la même planète...

Elle rit.

-Ben, techniquement, nous sommes deux pareils, mais comme nous avons le même âge...

-Oui enfin, non... Vous vous ressemblez physiquement, mais mentalement ton frère ne pourrait pas gérer.

-Et voilà... Bref, s'il devait m'arriver quelque chose, à court ou à moyen terme, fini l'autocratie, bonjour le triumvirat.

-Tu vois tu es irremplaçable, ça en prend trois... Mais rassure toi, s'il t'arrive vraiment quelques chose et que je dois vraiment gérer un peu, je le ferai. Je laisserais pas tout ton travail tomber dans l'ombre.Ça serait trahir ta mémoire et avoir un méchant manque de respect pour ce que tu as créer.

Il lui en avait fallu du courage pour avouez ça... Elle qui voulait rien savoir de parler de sa mort.

-Passer de l'autocratie masculine à un triumvirat féminin, ça serait très, très compliqué. Mais ça peut arriver. Alors autant s'y préparer.

-Va pas trop loins, je viens d'admettre que tu étais mortel... 

Lui fait un clin d’œil.

-Bon, alors moi je vais admettre que je suis fier de ce que j'ai fait. Mais il reste tellement à faire...

-Bien laisse des notes sur ce que tu aimerais qui soit fait. Comme si nous on perd le nord un autre voudra peut-être reprendre plus tard.
Tu as penser que si tu meurs... Il se peut que je meurs au même moment?

-Tu veux rire? Tu as au moins quinze ans de moins que moi!

-Je veux pas rire. Je peux mourir du virus... Je peux mourir d'une attaque ennemie... Il y a plein de manière de mourir. Donc oui, même Angela peut mourir au même moment. Suffit qu'on arrive pas à soigner. C'est déjà presque arrivé. On vous avais tous ou presque sur la table d'opération, on à du faire un tri d'urgence. D'ailleurs une table c'est pas suffisant il nous en faudrait au moins deux.
Pendant que je te réanimais ou que tu avais ta transfusion avec un autre table le chirurgien aurait pus travailler et quand les deux sont en place ça peut aller à avancer plus rapidement.

Puis si pendant qu'on te réanime se foutu gun part et me tire une balle dans la tête...


-Ça m'est arrivé une fois. Une seule fois, de me retrouver sur la table comme ça. Bon, je note, deux tables... Et à ce que je sache, en ce qui concerne le virus, tu as déjà fait des progrès considérables.

-Oui, mais le point est pas là... Le point est que c'est pas parce que toi tu meurs que nous on mourras pas...
Bon la phrase est étrange ... Disons, là,  une attaque massive des t-Rex.

-Les T-Rex? J'y croirais quand je les verrais. Si les raiders attaquent, le truc, c'est de ne pas jouer les héros. On leur file des caps, on leur file du stock et ils se barrent. Si on résiste, si on les énerve, c,est là que ça tourne mal.

-Bien alors qui aurait repris les T-Rex et leur insigne si c'est pas eux qui reviennent... Et avec les gens qu'on à jamais ils voudront se plier à donner des caps et du stock. En même temps commencer à tout donner c'est leur donner le pouvoir sur la place, si on donne une fois ils vont revenir comme les percepteurs...

-Tout est question de savoir évaluer le risque. Et savoir penser et parler vite. Tu crois que les raiders ne se sont jamais pointés au Camp? Et regarde, je suis encore là. Personne n'a touché aux filles.

-Oui, mais nous ne sommes pas toi. Malheureusement, je crois que nous le seront jamais... Et c'est une raison pourquoi je voulais apprendre les échecs je crois que c'est un jeu qui nous apprend à réfléchir.

Il lui avait passé un bras autour des épaules avant de lui dire : "Tu ne fais que ça, apprendre, depuis le début, même quand tu ne le sais pas. Et tu en sais certainement déjà bien plus que tu ne le crois!"

Sentir son bras autour de son épaule la mis en confiance et la réchauffa un peu par le fait même.

-Tu dis ça pour me rassurer ou tu le pense vraiment? Parce que je ne crois pas avoir les épaules assez solide ou les qualités d'un chef.

-Tu crois que je me voyais en chef il y a quinze ans? Tu crois que je me voyais en monarque absolu? Qu'est-ce que tu veux, j'ai appris...

-Non je crois pas, mais en même temps tu avais se rêve de construire alors tu devais bien te douter que tu aurais des responsabilités qui viendrait avec non?

-Oui, bon, mais je  croyais bêtement qu'on pourrait très vite switcher vers un système plus... participatif... Une démocratie. Ben tiens! Je me fourrais le doigt dans l'oeil jusqu'au coude!

-La démocratie c'est aussi ce qui à causé la guerre et la destruction du monde non? Ça pas trop fonctionné une fois je vois pas pourquoi le refaire fonctionnerait... Par contre dans les histoires les rois, les reines ou les chef de clans ça pas fait exploser la planète.

-Oui, c'est un peu triste de se dire ça, mais c'est quand même la conclusion à laquelle je suis arrivé...

Elle resta un instant sans parler, aller savoir ce qui lui passait par la tête... Puis elle reprit la parole.

-Tu sais Aurélien...

Elle mordit sa lèvre inférieur.Elle prit un respire.

-Si je t'aime bien c'est pas parce que je crois que tu vas devenir un ange... Ni maintenant, ni sous peu.

Il lui avait jeté un regard en biais.

-"Je me doute que tu n'es pas du genre à croire naïvement que l'on peut changer les gens."

Elle sourit,

-Si le but d'aimer une personne est de le changer c'est que tu l'aimes pas vraiment au départ.

Et si tu change se sera notre mort aussi...

-De toutes façons, les gens ne changent pas. Jamais. C'est à prendre où à laisser, avec tout le monde.

Elle éclata de rire...

-Je prend comme ça... D'ailleurs, ça te dirait de gueuler un peu, parce que tout ses moment tranquille ça me déstabilise, ça fait un moment que je t'es pas entendue dire une connerie.

-"Je dis des conneries, moi? Dis donc, c'est quoi ce manque de respect?" Dit-il, faussement offusqué.

-Oh ... monsieur trouve que je lui manque de respect? Pfff... 

Elle releva la tête pour lui tirer la langue.

D'un mouvement très rapide, il était venu faire claquer ses dents juste devant sa langue. S'il n'avait pas maîtrisé un tant soit peu ce qu'il faisait, elle aurait probablement zozoté pour le restant de ses jours.

Elle lui fit de gros yeux sur le coup...

-Nan, mais oh ma langue j'en ai de besoin pour t'explorer, alors on lui fait attention...

Elle se demanda soudain comment elle avait pus dire ça aussi ouvertement, c'est dingue quand même ce qu'il provoquait en elle.

-"Quoi? Je suis sûr qu'elle va très bien, ta langue. Mais c'est ça, vivre dangereusement..."

-Si si, mais faut lui faire attention, imagine qu'elle ne soit plus fonctionnel, c'est toi qui en payera en partie le prix...

Il se mit à rire franchement. "J'ai créé un monstre!"dit-il en resserrant son bras autour d'elle.

-Tu as peut-être réveillé le monstre en effet.

Elle se cala encore plus volontiers, puis pour prouver son point l'embrassa en y glissant la langue délicatement.

L'idée d'avoir réveillé quoi que ce soit ne semblait pas l'inquiéter outre-mesure. En fait, il semblait parfaitement satisfait de son sort.

-Bon alors, maintenant que tu es un peu fière de ce que tu as fais. Que tu as vu en partie le résultat... Tu sais encore plus ou tu t'en va?

-"Pas vraiment, non." Dit-il avec un grand sourire. "Mais rien ne m'empêche d'y aller, n'est-ce pas?"

-Non en effet, et de toute manière je crois que rien ne peut t'empêcher d'aller quelque part quand tu décide d'y aller.
J'ai envie de faire quelque chose depuis un très long moment... tu crois que un grand bruit est dangereux à faire dans cette montagne?

-"Non, pourquoi? J'ai déjà tiré des coups de feu ici sans qu'il n'arrive rien."

Elle fit un sourire en coins...

-Attention à tes petites oreilles fragile...


Elle hurla un truc qui lui pesait sur la conscience depuis un moment...


-FUCK YOU STUPID WORLD... I WILL SURVIVE YOU'RE SHIT...AND ALL SHIT YOU'LL STILL TRY TO PUT ON MY FACE...

Elle rougit quand même tout suite après ses paroles...

"Ah ouais?" Dit simplement Aurélien, avant de prendre une grande inspiration et de déclamer : "HAPPY THE MAN AND HAPPY HE ALONE, WHO IN ALL HONESTY CAN CALL TODAY HIS OWN. HE WHO HAS LIFE AND STRENGTH ENOUGH TO SAY : YESTERDAY'S DEAD AND GONE, I WANT TO LIVE TODAY!"


Elle éclata de rire...Elle avait l'impression que les langages avaient été interchangés.

-Oui, bon c'est presque la même chose... Mais à quelques années de différences...

Elle prit un air innocent... Puis lui demanda simplement...

-Are you happy?

-Dunno. How does happy feel? What is it like?

Soulève les épaules en signe de je sais pas...

-I think Happynest his something that come and go... Rigth know i'm kind of happy.

-"Kind of. Allons-y pour kind of, alors. On redescend?"

-Oui, c'est une bonne idée, je veux juste retourner quelques minutes au campement avant de descendre question d'être sur de rien oublié.

"C'est sur le chemin, de toutes façons."

Le trajet du retour se déroula sans incident. Quelques minutes plus tard, ils étaient au campement, devant ses rochers et son feu éteint.

Sort un crayon de son sac va dans un endroit qui ne subit pas les intempéries et écrit quelque chose sur la pierre.
(Love you for ever, Big D, even if you quit me, even in death.  K.L.D.)
Puis elle remis son sac sur ses épaules. Sans rien dire.

Il avait attendu tranquillement en fumant. "On y va?" Demanda-t'il quand il la vit revenir.

-Oui.

Elle prit un grand respire et lui sourit avant d'avancer.

Descendre était plus facile que monter. D'abord, les conditions météorologiques étaient meilleures. Les rochers restaient glissants et parfois carrément instables mais, au moins, ils voyaient où ils allaient.

Kara était tout aussi silencieuse et en réflexion qu'à la montée en fait elle retenait le chemin se promettant de revenir un jour.

Ce qui avait semblé une ascension insurmontable deux jours plus tôt avait l'air maintenant un peu dérisoire. En peu de temps, ils s'étaient retrouvés sur le petit sentier qui serpentait entre les arbres pour mener en bas, au bord de la Colonie.

Elle observa Aurélien...

-Et bien ce fut plus cours la descente.

-"Pas de tempête de neige, déjà, ça aide. Le chemin du retour va être plus court, aussi. Pas besoin de passer par la Colonie, on va couper un peu."

-Bien ça me fera voir un autre coins de pays.
Avant de me ré-enfermer dans le laboratoire...

-Tu as vraiment l'intention d'aller refaire l'ermite?

-Non, pas complètement, en fait je vais regarder les heures que j'y passe. Je compte sur toi de venir me dire si je me remet à m'enfermer un peu trop. Tu sais quand on est dans le travail et qu'on sait qu'on est près de la solution qui peut sauver des vies... Parfois on ne sait pas arrêter.

-Trouve toi de l'aide! Il y en a qui se tournent les pouces.

-Je ne sais pas trop qui se connait en science et en recherche...Angela sait m'aider un peu je crois ou encore Jonathan

-Ceux qui n'y connaissent rien, mets là à des tâches subalternes pour commencer. C'est comme ça que ça marche. Tiens, même les filles pourraient se rendre utiles au lieu de ne rien faire de leurs journées.

-Oui, je pourrais en effet demander au filles d'aider... C'est une solution, de toute manière plus vite on a trouvé pour ralentir le virus, mieux c'est... Plus vite je sais refaire la pénicilline mieux on se trouve aussi.
Pareille pour la pilule anti-conception... Ça aussi plus vite c'est fait mieux on va se trouver... Par contre j,ai pas très espoirs pour celle-là.

-La quoi?

-La pénicilline...?

-Non, ça, je sais ce que c'est, ça va. Je suis juste pas sûr d'avoir bien compris le... troisième projet...

-Hum. ça sort d'une discussion avec Tiger, inventer une pilule qui fait qu'on est pas  d'enfants...

-Euh... Ok... Si tu y arrives, la fortune du Camp est faite!

-Boff, je sais pas si je vais y arrivé, mais comme Tiger disait que parfois comté ne donnait rien, ça évitait pas la conception... Je me suis dit que si des tisanes nuisaient au grossesse y doit bien y avoir un moyen de faire les choses pour nous.
Mais bon on a aussi le sédatif et les médicaments pour la  bonne humeur.

-Mais de quoi tu parles?

-Des inventions et médicament en laboratoire

-Oui, jusque là, j'arrive à suivre.

-Le sédatif... Le médicament pour ceux qui déprime donc plus de bonne humeur...
Celui, pour pas avoir d'enfants... tout des projets...

-Eh, dis donc, ça va pas être facile de t'extirper de ton labo, avec tout ça...

-Bien y a l'eau, y a l'aide au soins dans la salle des chirurgiens et il y a mes patients ...
 Mais il y en a un en particulier qui je sais qui me sortira et prendra tout mon attention. En particulier la nuit... Je lui ai fait la promesse qu'il dorme du coup je dois l'accompagner.

-Ah oui? C'est pour ça que tu veux travailler sur un sédatif?

-Non c'est pour abuser quand il dormira en souvenir du temps...

-Abuser, hein? Avec un sédatif, ça va être vite fait...

 Elle éclata de rire.

-Je te préfère encore alerte, c'est le pourquoi au départ je voulais pas. Alerte et sécuritaire...Pouvant te défendre et réfléchir si besoin est...
Mais un sédatif pourrait être utile pour les opérations parfois

-Bah, tu fais bien toutes les expériences que tu veux dans ce labo. Ne force juste pas trop la note sur le machin anti-gamins, parce qu'une baisse de la natalité dans les Colonies est la dernière chose dont nous avons besoin.

-Oui c'Est un fait...Mais pour les filles de ''la marque'' ça peut être utile.
Tu es pour les enfants toi? et en avoir te dérange pas?

-Oui, encore qu'elles se sont débrouillées jusqu'ici et qu'elles ne doivent pas dédaigner les jours de congé.
En ce qui me concerne, les enjeux ne sont pas les mêmes...

-Oui,mais je peux comprendre qu'elles ne veulent pas trop avoir d'enfants à s'occuper...

Frissonne à parler d'enfant et d'accouchement.

-Comme je t'ai dit se sont divers projet mais pas urgent, l'urgence c'est le virus.

- Quand une des filles décide de garder un enfant, généralement, c'est qu'elle change de branche. Ce que j'encourage, d'ailleurs. Franchement, ce serait un peu stupide de faire tout ça si dans vingt ans, il n'y a plus personne pour y vivre. Si je voulais l'extinction de l'Humanité, je me serais fait raider, pas gestionnaire.

-D'accord mais comment tu fais...Nan... Comment tu t'es ramasser avec les filles?

- Je réponds à la deuxième question si tu vas au bout de la première.

-Comment tu fais pour gérer les filles et avoir toujours des femmes si elles partent en famille...?

- Crois moi ou non, c'est un métier qui suscite toujours des vocations. D'autant que j'ai tout fait pour que ça n'aie rien de honteux dans la tête d'un maximum de gens. Et, moins maintenant, mais encore récemment, j'allais racheter les filles à leurs anciens pimps. Ensuite, elles avaient le choix entre continuer ou pas. Et quand le gars faisait des difficultés, je... faisais ce que j'avais à faire...

-Hum, et le tatoo au visage?

- Marque d'appartenance. Réservé à l'élite. C'est une distinction et... une fierté...

-Hum... Mais quand elles refont leur vie elle reste avec la marque quand même. C'est une des raisons surement pourquoi je n'irai jamais... Quoi que je dois me méfier... Je m'étais dit la même chose de ton lit. Que je n'irais jamais dans ton lit parce que j'ai pas envie d'être juste une de plus comme les autres.

- Celles qui sont tatouées, ce sont les carriéristes. Elles refont rarement leur vie. Et qu'est-ce que tu irais bien faire à La Marque quand tu as déjà tant d'autres cordes à ton arc?

Kara, rit. 


-Je ne vois pas du tout ce que j'y ferais... Il faudrait vraiment que je sois désespérer et même encore... Tout le monde à besoin d'eau et tout le monde a besoin de médicament.


-C'est bien ce que je dis! Le jour où je force quelqu'un à travailler à La Marque ou sur la route par désespoir, c'est que je serais devenu complètement sénile ou que mon hérédité m'aura rattrapé!

-Et comment es-tu arrivé à avoir les filles?

-Tu te souviens de l'histoire de la barge des Dumarchands? De la guerre entre les Loups Rouges et les T-Rex? Quand les derniers ont fini par s'enfuir, nous sommes rentrés dans leur territoire et là, je suis tombé sur un entrepôt rempli de putes. Mur à mur. J'ai fait un tri et celles qui étaient volontaires ont continué.

-Mur à mur? Elles étaient attachées et prises là?

-Pas mal, oui. Et certaines droguées jusqu'à l'os.

-Arf, cette foutu drogue faudra jamais que j'en prenne. Par contre j'ai peu si un jour on me force, cela semble avoir un accoutumance rapide.

-Qui te forcerait à en prendre?

-Je sais pas des raider's comme dans les histoires d'horreur de Tiger.

-Mais veux-tu bien te calmer avec ces histoires de raiders! Les filles qui se font enlever, c'est qu'elles sont seules sur la route, ou qu'on se câlisse de ce qui peut bien leur arriver. C'est quand même pas le cas au Camp!

-Non je sais, mais je prévois le fait que tu peux mourir...

-Wow, ce n'est pas parce que je demande qu'on envisage cette possibilité qu'il faut tout de suite m'enterrer, non plus...

Rit s'arrête un instant... Le regarde et répond à cela par un simple baisé.

-T'inquiète pas je suis pas impatiente de t'enterrer...

-Je sais pas, moi, après, tu as peut être préparé un chouette discours et tout...

Kara, prend un ton sarcastique amusée: 

-Oh oui du genre, merci d'être mort j'avais envie de faire pitié, j'avais envie de me faire chier à aider tout le monde en prenant ta place mais surtout à travailler avec Tiger et  Angie... Au passage mon coeur tes à jamais destiner... Voilà une jolie poignée de terre en guise d'Adieu

-Bon, en effet, ça risque de prendre un peu de temps pour retravailler ça!" Répondit-il avec ironie. Il allait ajouter quelque chose, mais préféra se taire.

Penche la tête de côté pour l'observer un instant sentant qui manque quelque chose.

-Quoi?

- Laisse faire. On va arrêter de parler de ma mort, une minute. Ça commence à me mettre mal à l'aise.

Elle sourit découvrant que certaines choses pouvait le mettre mal à l'aise.

- Alors, de quoi voudrais tu parler? OU peut-être souhaite tu le silence jusqu'au camps.

- Le silence, c'est toujours mauvais signe. Tu trouves pas?

-Si on veut ça dépend. le silence existe jamais complètement non plus.

-Bah, déjà, n'entendre personne chiâler, c'est tout le calme que je demande...

Sourit de plus belle.

-Alors je ne chialerai pas... Si tu as une question j'ouvre la porte et je t'écoute.

-Ok. A part les raiders et toutes ces histoires là, c'est quoi, qui te fait peur?

-Être seul,  La nuit, perdre les gens que j'aime  bien et ...

Hésite longuement à le dire...

-Accoucher.

- Je peux pas te blâmer... A toi.

-Et de quoi toi tu as peur?

- Prendre la mauvaise décision qui va mettre tout ce que j'ai fait en danger.

-Ouf, oui, je te comprend après tant d'effort.

-N'est-ce pas... Bon, c'est mon tour. J'ai quel age?

Le regarde un instant...

-40 ans si je me trompe pas peut être avec quelques poussière d'étoiles de plus.

- Ouais, 40. Me vieillis pas, non plus!

-35 alors. Ton âge ne me dérange pas ..

- Non, non, tu avais bien vu. 40. C'est juste les poussières qui étaient de trop.

-Ah,... ce sont des poussières d'étoiles que j,ai dit, ça fait briller les gens .

Sur ce elle se remis à rire.


Dernière édition par Kara-Lune Dupuis le Lun 31 Mar - 8:31, édité 1 fois

_________________
http://www.youtube.com/watch?v=bMMV_RoEMxE
http://www.youtube.com/watch?v=Hl6I_bou5rw
Je fais des fautes d’orthographe j'en suis consciente et je suis désolée pour vos yeux.

Kara-Lune Dupuis

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Re: Links zwo drei vier

Message  Kara-Lune Dupuis le Lun 31 Mar - 0:43

Part 2 :  (Ça vous permettra d'avancer dans les rps si je met la partie deux tout suite je crois.)

-Il ricana. " Ça y est, elle me voit briller, maintenant! C'est juste un reflet sur la neige, en fait. Bon, à ton tour...

-Hummm... pourquoi on m'a dit que certain tatoo était des tatoo obligé et non un choix?

-Parce que si on veut travailler à La Marque plutôt que sur la route, il faut se faire tatouer, fin de l'histoire.

Le regarde un instant voyant qu'il ne semblait pas aimer le sujet...

-Bien semblerait que c'est à toi...

- Ok, je crois que je connais la réponse mais je vais quand-même te le demander... Tu veux gérer le labo?

Si elle avait pris une gorgée d'eau à se moment précis, elle serait surement à tousser la gorgée qui venait d'entrée de travers... Cela lui aurait fait plaisir en fait... Ça lui aurait donner une raison de pas répondre immédiatement.


-Heu...pf...bah... quel genre de gérance?

- Je sais pas, vu que tu y es toujours, de toutes façons... C'était le labo de Catherine mais elle n'est plus là pour que ça ne tourne plus au gros bordel, alors, je me suis dit que ça te dirait peut-être de diriger ça...

-Oui, bon si je dis oui ça implique quoi au juste? Je veux dire à part te faire des topos régulier de ce qui arrive. Je suis pas très bonne pour demander des caps ou gérer se genre de truc.

- Je ne parle pas forcément de caps, juste, si des gens compétents veulent utiliser le labo, ils doivent faire aussi des recherches d'intérêt général, par exemple. Et, surtout, il faut éviter que des petits comiques y fassent n'importe quoi...

-Ah!!! Comme les drôles qui voulait y faire les balles et la poudre... C'était une idée totalement absurde.

- Voilà, par exemple... Et si tu as des idées pour que le labo fonctionne mieux, pour que les recherches progressent, tu peux partir du principe que tu as carte blanche.

Quelques idées lui fit naître un sourire au coins de ses lèvres.


-C'est d'accord.

- Bon, une bonne chose de faite! Ça m'aurait moyennement plu de devoir confier la gérance à quelqu'un de l'extérieur, même quelqu'un qui aurait payé...

-Ça m'apprendra à gérer en même temps, pour ton projet de trium vera... 

Sourit en coins et donne un coup de pied pour faire voler la neige.

- Ce n'est pas tant un projet qu'un plan de secours, je n'ai aucune intention de passer la main. Oh, et c'est triumvirat...

-Non... trium on verra bien si ça va arriver un jour... Donc verra... 

Elle rit de bon coeur.

- Ouais, ou verrat, vu qu'il y a quelques têtes de cochon dans le lot!

-Ah, oui... je me souviens pas avoir vu des cochons au campement, on pourrait donc avoir du bacon pour un déjeuner... spécial... Niiice

- Wow, ça te fait pas, le grand air! Tu vires cannibale?

Se retient de dire qu'elle a vue plein de truies par contre...


-Heu, j,ai toujours manger de la viande... Mais comme je disais je me souviens pas avoir vu de cochons...

- Tu sais très bien ce que je veux dire... Mais bon, ça va être à toi de gérer une partie de la porcherie.

-Ouffffff....
Damn it , dans quoi je me suis encore mis les pieds...
On se revoit au printemps au dégel...

- Mais de quoi tu parles?

-Si faut que je gère trop les têtes de cochons, j'ai pas fini... Ça va prendre du temps
mais tu sais la première chose que je vais faire est de nommé TON frère comme assistant.

- Tu n'auras qu'à te coltiner les pénibles au labo, moi, je dois les gérer partout ailleurs.

-OK, J'ai une question moi... Tu fais quoi si je disparais?

- Comment ça, si tu disparais?

-Bien oui... Si il arrive que je disparaisse... Je sais pas moi pourquoi, je parle pas de mort là mais de disparition.

- Si tu décides de partir, c'est correct, je n'ai jamais retenu personne contre son gré.

-J'ai pas dit partir j'ai dit disparaître.

- Dans ce cas là, j'essaye de te retrouver.

-Tu ferais ça, c'est charmant tu sais... Je crois pas qu'on m'est chercher quand il y a eu des ennuis au volt et qu'on ses séparés... Sinon, ils sont revenues beaucoup trop tard...

Elle retourna un moment dans ses pensées en attendant l'autre question... Quelque chose la dérangeait, en fait elle allait avoir un labo, la dernière fois qu'elle avait eu un labo entre les mains c'était il y a longtemps... Elle passa sa main dans les airs pour effacer ses souvenirs.

Il haussa les épaules, l'air un peu embarrassé. "Ne t'emballe pas trop, va, je garantis la sécurité de ceux qui vivent au Camp, si quelqu'un disparaît, on le cherche, point."

-Ah, oui c'est vrai si c'est moi ou un autre c'est pas important...


Elle réprima un fou rire...


Et de toute manière si je crie MOI. MOI... Juste avant tout le monde me cherchera...

Il fit mine de regarder le sol d'un air concentré puis se baissa rapidement, ramassa une petite poignée de neige et s'empressa de la lui coller dans le cou. 


"Tiens, ça, c'est pour le cri de la mouette!"

Un petit aiguë et perçant sortie de sa bouche au contacte de la neige froide à son cou...


Mais tu veux nous tuer de froid toi...


Éclate de rire et tente de se débattre.

- Tu es la seule à avoir froid et un peu de neige ne va pas te tuer!" Répliqua t'il en riant.

-Ah je suis tout seule à avoir froid hein...


Le regarde du coins de l'oeil.

- N'y pense même pas...

-Penser à quoi? 

Prend un air innocent.

- Si je reçois le moindre flocon de neige, tu n'imagines pas les conséquences que ça pourrait avoir...

-Oh, tu m'attire avec tes menaces tu sais... 

Elle retira la neige dans son cou et se pencha pour rapidement en prendre au sol et courir vers lui.

Il ne bougea pas, se contentant de la regarder droit dans les yeux, comme pour lui dire de bien réfléchir à ce qu'elle faisait.

-Tu ne me fais même pas peur... 

Sur ce elle lui lança la neige au visage, prenant quand même soins qui n'ai rien pour le blesser avant.

Il se baissa juste assez vite pour prendre le plus gros de la neige sur sa tuque. Mais au lieu de se relever ensuite, il chargea.

Elle observa la réaction mais ne pus se tasser assez rapidement pour l'évitée, elle ne perdit pas pied immédiatement en fait elle perdit l'équilibre lorsqu'elle se prit le pied dans une branche caché sous la neige.

Il retint leur chute du mieux qu'il put. Une fois à terre, voyant que personne n'avait rien de cassé, il se fit un devoir de maintenir Kara dans la neige.

Ah, non alors...

Elle se débatti en riant bougeant de tout les sens pour se déprendre.


- Tu aggraves ton cas...

-Quoi comment me débattre aggrave mon cas, pas du tout regarde j'ai encore plein d'espace.

Sur ce elle se débattis encore plus.

- Dis-donc, toi, à quoi tu joues, au juste? Demanda t'il, goguenard.


-Je vais me sortir de là...

-Ben voyons! De cette façon là?

-Oui plus on bouge plus on s'en sort


Cependant elle n'aimait pas du tout être tenue comme ça, ses yeux commençaient un peu a changer.

Il se laissa rouler sur le côté et se releva dans le même mouvement avant de lui tendre la main pour qu'elle puisse faire de même.

Elle lui tendit la main pour se relever.

-Alors?On ose projeter les femmes au sol?c'est très vilain ça

- Je n'arrête pas de répéter que je suis un affreux, mais personne ne me croit...

Vient rapidement l'embrasser.

-Tiens voilà ce qu'il mérite l'affreux... Il à d'autre question à me demander?

- Pas vraiment, non. Et toi? Profites-en, on est presque arrivés.

Mordille sa lèvre inférieure avec aucune sagesse.

-Tu veux m'épouser?

Il la regardait derrière ses paupières mi-closes, sans trahir la moindre émotion, comme un bon joueur de poker. "T'es sérieuse?"

Elle entra dans le jeu et repris une air sérieux.

-Mais bien sur la vie est assez courte faut faire les choses avant qu'elle se termine...

- Ah ouais? Et se marier, ça fait partie des choses à faire impérativement avant de crever?

-Bien oui, pourquoi pas... Avoir des enfants aussi tien, et une vie de famille dans une jolie maison tout ranger avec du poulet... Sur la table tout bien rôti...


Elle passa devant mimant une bonne femme de ménage qui dépose sur une table un poulet avec un faux sourire trop présent...

- Trouve moi un bungalow avec une belle clôture blanche intacte et on en reparle!

-Et si j'étais sérieuse... et que je te le demandais pour vrai...?

- Tu ne peux pas être sérieuse. Quelle femme épouse un pimp?

-La femme du pimp...
C'est écrit ou que c'Est interdit... d'abord...

- Six semaines. Supporte moi six semaines et on verra si tu es toujours aussi motivée...

Rigole...

-Deal, mais si je te supporte 6 semaines tu m'épouse...

- Je me demande franchement ce que tu penses que tu y gagnerais...

-Ah, ben fuck, fallait y gagner quelque chose?

- C'est le propre d'un deal, non?

-J'y gagne toi,... Mais toi qui l'a proposer tu y gagne quoi?

- Je ne vois pas ce que ça t'apporterait de plus... Je suis là, non?

Éclate de rire.


-Je savais tu as pas le courage de faire ça.

- De faire quoi?

-Tenir se deal, tu essais de te défiler déjà.

- Tu es prête à jouer le reste de ta vie sur ce genre de pari?

Passe à côté lui sourit et lui fait un clin d'oeil....


-D'après toi... ?

- Sérieusement? Quand tu es dans ton labo, je sais tout à fait à quoi m'attendre de ta part. En dehors de ça...

-Pourtant je sais pertinemment que tu vas te défiler et tiendra pas se genre de paris...

- C'est quoi, ça? Un défi?

Soulève les épaules.

-De toute manière tu y arrivera pas...Tu aurais quoi à y gagner de toute manière... Mais moi je vais te supporté 6 semaines...

- Alors, ça, c'est à voir... Quant à ce que je pourrais y gagner... Faut voir, c'est moi qui fais les lois, ici...

-Tu vas tenir ce que tu dis?
C'est ta loi, c'est toi qui a dit de tenir 6 semaines pour m'épouser...

- Tu sais pas à quoi tu t'exposes, toi... Mais bon, ok, for the sake of the argument...

-Je m'expose à être ta femme, et t'épouser... J'y vois rien de mal...

- En toute connaissance de cause? Qu'on vienne pas dire après que tu as été prise en traître...

-Ah de quoi je devrais avoir peur?

- Tu sais comment je suis...

Lui sourit.
 
-Tétue, bornée, pimp, et mais avec un bon coeur, un bon fond
Puis, tu l'as dit tu protèges les gens du camps ...

- Et toujours sollicité par des tas de gens et tu oublies aussi courailleur...

Rigole.

-Tu y peux rien c'est dans tes gènes...

-Dans mes gènes? Mon frère n'est pas comme ça et mes parents non plus...

-Ouais, défile toi...

- Je ne vois pas en quoi je me défilé, là.

-Aurélien...J'aime Aurélien, j'aime Big Daddy et j'aime le mixte des deux...J'ai rien d'autre à ajouté sur le sujet...
Tu sais... pour faire mon métier, je dois parfois avoir des cobayes qui ne survivent pas nécessairement... Je ne parle pas que d'animaux, est-ce que conduire des tests sur des humains que je ne sais pas sauvé est plus moral que de baiser des femmes ou de les envoyés baisés ailleurs pour des caps?

- Disons que le gain pour l'intérêt général est plus évident dans ton cas que dans le miens...

-Je soigne leur corps , tu soignes leur morales leur humeurs et tu empêche surement quelques femmes innocentes, voir enfant de se faire violer.

- J'ai vite compris qu'un bordel était un excellent régulateur social. Bon, après, il se trouve que ça m'arrangeait bien aussi d'un point de vue personnel.

-Je ne demande pas grand chose, ne pas baiser avec elle par amour... Alors déjà c'est pas baiser quand c'est par amour mais c'est faire l'amour... Et garder tes maladies pour toi. Lui tire la langue. Tes pas obligés de me les partager ça va...

- Eh, dis-donc, j'ai-tu l'air du genre à me laisser refiler des morpions?

-Ouep parce que tu check chaque fille avant chaque fois?
et y a pas que les morpions dans la vie...

- Je ne suis pas fou, non plus, je ne me tape pas n'importe lesquelles non plus. Et, de toutes façons, la plupart du temps.... Mais pourquoi je te raconte ça, moi?

-Parce que tu essais de me convaincre que tu me rendra pas malade...
Merci c'est une manière de dire continue avec moi...Je veux pas que tu me quittes, c'est juste indirecte...

- Mouais, peut-être. Ben attends-toi à des trucs pas mal plus directs de la part du monde quand on va arriver...

-Et bien on pourra toujours se foutre de la têtes qu'ils feront en les observants lors de nos réponses.


Ils approchaient et elle sentait son côté un peu plus froid , un peu plus sérieux et médecin revenir... Il lui revint en tête l'histoire des calculs des semaines avec Tiger, elle ferma le poing fort pour ne pas trop y penser au point d'entrer ses ongles dans sa main.

D'où ils étaient, ils pouvaient apercevoir le toit de la grange, entre les branches dénudées des gros arbres. Ils étaient de retour.

-Voilà les tempêtes qui commenceront sous peu... 
 Elle lui posa un dernier baisé avant l'arrivée ou de se rendre au labo, voir les dégâts.

_________________
http://www.youtube.com/watch?v=bMMV_RoEMxE
http://www.youtube.com/watch?v=Hl6I_bou5rw
Je fais des fautes d’orthographe j'en suis consciente et je suis désolée pour vos yeux.

Kara-Lune Dupuis

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Date d'inscription : 23/01/2011

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